Manuel de lecture CE2

L’année dernière j’avais conçu pour ma fille, alors en CE2, un manuel de lecture adapté à elle en terme de capacité et d’intérêts.

Il a été testé pour l’année 2016-2017. Ce manuel a donc été réalisé dans le cadre de l’IEF. Il se présente avec un canevas précis bien que le format, d’une période à l’autre puisse différer. Il a été inspiré des manuels anciens. Il vise à développer le goût de la lecture à travers différents extraits d’œuvres littéraires. On s’en servira pour accompagner la compréhension de texte. Il se veut également un outil pour développer le vocabulaire. Au premier regard, certains mots peuvent nous apparaître superflus à étudier tant leur sens semble s’imposer. Nous insistons alors plutôt sur l’histoire de ce mot pour aider à en saisir toute sa saveur!

Chaque thème est composé de textes à partir d’extraits de littérature jeunesse classique d’une part, puis de textes tirés bien souvent de manuels scolaires anciens. On y retrouve toujours un conte, une fable, un poème, un documentaire, une lecture de l’image et  une chanson qui bien souvent est tiré du patrimoine français.

Vous pouvez   télécharger le manuelManuel de lecture CE2 Grandir près du châtaignier  et l’imprimer comme bon vous semble dans la mesure où vous me conserverez la propriété intellectuel du document au blog Grandir près du châtaignier.

Vous retrouverez ce manuel également sur le site Littérature au primaire.

L’ouvrage compte 195 pages.

Le fichier se répartit en 7 thèmes dont voici les pages couvertures pour chaque section de l’année.

Thèmes 1 et 2

 

 

Page couverture 1 Manuel CE2

 

 

Thèmes 3 et 4

 

 

Page couverture Plaisir de lire 3-4

 

 

Les thèmes 5 et 6

 

 

Page couverture Plaisir de lire 5-6

 

 

Et enfin le thème 7

 

 

Page couverture Plaisir de lire thème 7

 

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Leçon de choses sur le coquelicot

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Les champs de blé sont déjà dorés. La chaleur caniculaire fait exploser les taches rouges des coquelicots dans le paysage. Cette jolie fleur, qui penche le cou dès qu’on la cueille, a inspiré de nombreux peintres, notamment Claude Monet. Il était temps que nous nous penchions sur une observation de plus près de cette jolie herbacée.

Le coquelicot tire son nom  de l’onomatopée ancien « coquelicoq » (en 1545) qui est, lui, voisin de l’ancien français « coquericoq » – qui a donné aujourd’hui « cocorico ». Les pétales flamboyants  rappellent la crête du coq.

Cette fleur très ancienne et messicole provient du Moyen-Orient et fut importée par le commerce des céréales.  Elle pousse  en bordure de chemin, sur les terrains vagues et surtout parmi les graminées. Elle fait partie de la famille des Papavéracées (pavots) qui sont considérées comme les compagnons des céréales. Très tôt dans l’histoire, on attribua des vertus soporifiques au coquelicot. Les Égyptiens disposaient des pétales de coquelicot dans les tombeaux afin d’offrir un sommeil serein au défunt.

En observant la plante qui peut atteindre entre 60 et 120 centimètres de hauteur, nous constatons que sa tige est frêle et parsemée de petits poils tout autour. Si on sectionne la tige, on y trouve un suc laiteux. La fleur est composée de quatre pétales rouges vermeilles et ornée d’étamines noir bleuté. En son centre trône la capsule (le fruit), d’où s’échappent de nombreuses graines. DSC00251

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Pour conserver plus longtemps la fleur après l’avoir cueillie, il est conseillé de brûler la pointe de la partie coupée afin de faire coaguler le suc.

Les enfants ont bien sûr été invités à faire des schémas.

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*Ces schémas sont tirés du tableau n°43 des éditions mdi que l’on peut trouver sur la page du riche site Manuels anciens.

Image tirée du site Manuels anciens

La leçon s’est poursuivie avec la confection des traditionnelles poupées.

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Nous avons également tenté la recette de sirop de coquelicot. Dès qu’ils sont au contact de l’eau bouillante, les pétales perdent leur coloris rouge pour prendre un ton violacé. En cette période de chaleur, la dégustation nous a désaltérés et permis de goûter au parfum subtil de la fleur.

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Que se passe-t-il près du châtaignier?

DSC00244Cette fin d’année ne ressemble en rien aux dernières plus tranquilles où la chaleur de juin et la cueillette des cerises demeuraient nos principales préoccupations. Ma fille de 3e se prépare à réintégrer le système en septembre prochain. Il nous a fallu entrer dans une autre démarche! Elle vient d’avoir la réponse positive du lycée de secteur qui l’accueillera suite à un test qu’elle a dû passer. Elle se prépare maintenant pour le Brevet qui se tiendra à la fin de ce mois.

Le niveau baisse… C’est écrit partout… Malgré ce fait, il ne faut pas écouter les légendes urbaines qui circulent en IEF et qui prétendent qu’il suffit à un gamin – qui n’aurait jamais fait de cahiers scolaires – de prendre un Prépabrevet durant trois mois et de s’y mettre avec motivation pour avoir une mention le jour « J ». Je ne nie pas que de tels cas aient pu se trouver avec des enfants surdoués… mais pour la majorité des jeunes en IEF, mieux vaut une préparation rigoureuse.

Le Brevet est simplissime quand on est dans un établissement et il ne représente pas grand chose vis-à-vis des notes d’ensemble. Pour un jeune de l’IEF, c’est l’entièreté de ses notes qui reposent sur ces tests, sans compter que les informations à savoir en vue de l’épreuve seront plus ardues à trouver.

Le niveau a baissé certes mais il n’en demeure pas moins qu’un jeune doit connaître la trigonométrie, les propriétés en géométrie, savoir ce qu’est un ion et ce qui s’est passé  en France au vingtième siècle. Le jeune doit posséder un bagage suffisant dans pas moins de sept matières.

Ce n’est pas compliqué mais il faut savoir répondre à ce qui est attendu. Il n’est pas seulement question de par cœur mais d’être capable de réfléchir sur des problèmes notamment en sciences et en mathématiques.

Pour nous adultes qui possédons ce bagage, il nous semble évident de répondre  car lire l’énoncé c’est déjà y répondre! Mais les jeunes se laissent facilement impressionnés par les termes utilisés et peuvent peiner à répondre uniquement car ils croient la « chose » plus compliquée qu’elle ne l’est!

C’est pourquoi notre accompagnement est précieux. Nous pouvons dédramatiser les questions et lui faire remarquer que toute la réponse est déjà présente dans les termes de l’énoncé! Mais cela ne lui sera d’aucune utilité s’il ne connaît pas les bases élémentaires en sciences, en histoire,en mathématiques, en géographie et en français…

Nous nous aidons beaucoup des Prépabrevet mais également des cours de révision en vidéo de Digischool. Math et tiques est également utile, notamment sa vidéo sur l’exercice de programmation de l’épreuve de Brevet de Pondichéry.

Monka

Enfin, le site de « Révisions 3e » apporte également une synthèse précieuse des notions à savoir dans chaque matière. En sciences, on y retrouve de très bonnes fiches à mémoriser.

Le Brevet n’est pas la mer à boire, mais sans bases essentielles, le jeune risque de prendre la tasse!

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Une éducation humaniste

Cette lettre de Gargantua à Pantagruel est encore aujourd’hui un modèle de ce que devrait être une instruction pour former une tête bien faite et qui sache réfléchir. Pour apprendre à réfléchir, il faut disposer de bons outils. S’il faut actualiser les suggestions de Gargantua en langues et en sciences, l’esprit qui se cache derrière ces suggestions peut nous permettre d’acquérir un socle d’humanisme conséquent. Un plaidoyer en faveur des savoirs! C’est la lecture de mes collégiennes ce matin.

C’est pourquoi, mon fils, je t’engage à employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Epistémon : l’un par un enseignement vivant et oral, l’autre par de louables exemples peuvent te former. J’entends et je veux que tu apprennes parfaitement les langues : premièrement le grec, comme le veut 0uintilien, deuxièmement le latin, puis l’hébreu pour l’Écriture sainte, le chaldéen et l’arabe pour la même raison, et que tu formes ton style sur celui de Platon pour le grec, sur celui de Cicéron pour le latin.
Qu’il n’y ait pas d’étude scientifique que tu ne gardes présente en ta mémoire et pour cela tu t’aideras de l’Encyclopédie universelle des auteurs qui s’en sont occupés.
Des arts libéraux : géométrie, arithmétique et musique, je t’en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans, continue.
De l’astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l’astrologie et l’art de Lullius comme autant d’abus et de futilités.
Du droit civil, je veux que tu saches par cœur les beaux textes, et que tu me les mettes en parallèle avec la philosophie. Et quant à la connaissance de la nature, je veux que tu t’y donnes avec soin : qu il n’y ait mer, rivière, ni source dont tu ignores les poissons ; tous les oiseaux du ciel, tous les arbres, arbustes, et les buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tous les pays de l’Orient et du midi, que rien ne te soit inconnu.
Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les Talmudistes et les Cabalistes, et, par de fréquentes dissections, acquiers une connaissance parfaite de l’autre monde qu’est l’homme.
Et quelques heures par jour commence à lire l’Écriture sainte : d’abord le Nouveau Testament et les Épîtres des apôtres, écrits en grec, puis l’Ancien Testament, écrit en hébreu.
En somme, que je voie en toi un abîme de science car, maintenant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra quitter la tranquillité et le repos de l’étude pour apprendre la chevalerie et les armes afin de défendre ma maison, et de secourir nos amis dans toutes leurs difficultés causées par les assauts des malfaiteurs. Et je veux que, bientôt, tu mesures tes progrès ; cela, tu ne pourras pas mieux le faire qu’en soutenant des discussions publiques, sur tous les sujets, envers et contre tous, et qu’en fréquentant les gens lettrés tant à Paris qu’ailleurs.
Mais – parce que, selon le sage Salomon, Sagesse n’entre pas en âme malveillante et que Science sans Conscience n’est que ruine de l’âme – tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en lui toutes tes pensées et tout ton espoir ; et par une foi nourrie de charité, tu dois être uni à lui, en sorte que tu n’en sois jamais séparé par le péché.
Méfie-toi des abus du monde ; ne prends pas à cour les futilités, car cette vie est transitoire, mais la parole de Dieu demeure éternellement. Sois serviable pour tes prochains, et aime-les comme toi-même. Révère tes précepteurs. Fuis la compagnie de ceux à qui tu ne veux pas ressembler, et ne reçois pas en vain les grâces que Dieu t’a données. Et, quand tu t’apercevras que tu as acquis tout le savoir humain, reviens vers moi, afin que je te voie et que je te donne ma bénédiction avant de mourir.

Mon fils, que la paix et la grâce de Notre Seigneur soient avec toi. Amen.
D’Utopie, ce dix-sept mars,
Ton père, Gargantua.

Rabelais – Pantagruel chapitre 8.

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Géographie: les montagnes CE2

DSC02069J’avais repéré depuis un bon moment la leçon de géographie sur les montagnes de ma belle-mère  annotée sur une fiche. Elle y avait inscrit que chaque élève recevrait un peu d’argile. La leçon d’autrefois permettait à l’enfant de modeler les notions intellectuelles. Ainsi on formait une montagne jeune, une montagne vieille. On créait un ravin, un col, un flanc, une crête… rendant concret des mots qui étaient écrits dans le cahier de leçon.

Nous retrouvons  l’esprit de cette leçon dans le manuel de Louis Planel, Géographie documentaire, cours élémentaire que nous pouvons consulter sur le généreux site Manuels anciens . Les images du manuel ci-dessous en sont d’ailleurs tirées.

Montagnes

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Je me suis également appuyée sur le livre de la Librairie des écoles, Manuel de géographie Ce1 et CE2.

Il y a donc un moment que j’avais envie de faire cette leçon. Nous sommes de grands amoureux des montagnes et dès que l’occasion se présente nous aimons nous y retrouver. Parler de ce que l’on aime et connaît serait non seulement un plaisir mais ferait également appel à une expérience connue.DSC06539

La leçon de Planel nous plonge dans l’observation, un peu comme une leçon de choses.  Après avoir expliqué de quoi sont constituées les montagnes et quelles altitudes certaines dans le monde peuvent atteindre, nous observons  des schémas de montagnes jeunes et de montagnes vieilles.

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C’est l’occasion de définir le vocabulaire propre à la montagne: sommet, col, crête, aiguille, pic, ballon et à rapprocher ces mots de ceux dont ils sont tirés afin de les fixer dans la mémoire.

La pluie, le vent, la neige sont responsables de l’érosion des montagnes qui, à mesure qu’elles vieillissent, s’arrondissent.

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Nous effectuons un petit schéma qui permet de comprendre visuellement la dimension des différents monts.

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Puis c’est le moment de modeler la montagne. Ma fille en modèlera une bien jeune et pointue avec une petite grotte. Elle aura un col qui conduira à des plus petits monts. Ce sera l’occasion, de faire un plateau, un ravin, une crevasse et d’y jeter un peu de farine pour les neiges éternelles…

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Je lui demande de tracer une route qui part de la colline et qui doit mener sur le deuxième montagne avec la pointe d’un crayon. Ce petit exercice permet de comprendre que la route est sinueuse (et rappelle le mal de transport dans les tournants!) car on doit contourner le relief escarpé et pentu du paysage. On ne peut traverser directement.

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Enfin, nous en venons à l’érosion des montagnes. Avec un entonnoir, elle forme des montagnes de farine.

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Sur lesquelles elle doit souffler tel le vent…

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Et comprendre que les rochers, la terre qui s’érodent s’accumulent dans les vallons en lissant les pics et en comblant les cols.

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Après, on prépare un bon gâteau!

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Leçon de choses sur le poivre

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Comment décide-t-on sur quoi portera une leçon de choses? C’est souvent le hasard qui nous amènera à la découverte d’un objet, d’un aliment, d’une plante… Cette fois, c’est en faisant mes emplettes que j’ai croisé une grappe de poivre vert frais. Le désir d’en apprendre plus a fait le reste.

C’est Alexandre le Grand qui a rapporté cette épice en Europe. Le poivre s’est d’abord développé en Inde sur les côtes de Malabar avant de se cultiver ailleurs en Asie du Sud-Est, à Madagascar et au Brésil. Au Moyen-Age, c’était une épice rare. On payait d’ailleurs parfois avec du poivre d’où l’expression « payer en espèces » (épice).

DSC09638Le poivre pousse en grappes sur une liane de la famille des pipéracées , plante parasite au même titre que le gui. On compte de vingt à trente grains de poivre piper nigrum pour une grappe. Nous avons pris le temps de les   regarder et de les décrire. Nous avons coupé un grain en deux pour mieux observer l’intérieur. Nous avons été frappés par le léger parfum dès qu’on l’approche du nez. La chair du grain de poivre frais est blanche. Une peau verte lisse et douce la recouvre.

Nous avons ensuite comparé les grains verts avec les grains secs de différentes couleurs. La couleur des grains indiquerait-elle différentes essences de plants? Nous avions sous les yeux un grain noir séché et fripé, un grain « blanc » et un rouge. Nous sommes donc partis à la conquête du « savoir ». Nous avons compris que tous ces grains, peu importe leur couleur, proviennent de la même plante. Ils illustrent uniquement un stade différent de la maturité du grain.

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Ainsi, le grain vert est cueilli immature à six mois . Le grain noir est  cueilli avant sa maturité, mais il est séché au soleil où il noircit et se flétrit. Le grain rouge lui, est cueilli à maturité, soit à neuf mois. Quant au grain blanc, il s’agit du grain rouge auquel a été retiré l’enveloppe rouge. Enfin, le poivre gris est tout simplement le poivre noir moulu.

Le poivre pique parce que son écorce contient la structure moléculaire de la pipérine et c’est celle-ci qui donne cette sensation de pseudo-chaleur (il n’y a pas de brûlure, juste une sensation).

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La liberté de jouer

DSC09556Je me souviens du sentiment de liberté que j’ai vécu enfant. La sensation de ces heures de jeux libres où seule la tombée du jour me ramenait à la maison. Je m’endormais rassasiée de jeux.

Ce besoin de jeu libre est si important. Il s’insère divinement quand l’enfant a reçu sa ration de transmission intellectuelle de la journée! Il repose alors son esprit et crée un monde intérieur riche. Il allie la force de ce qu’il reçoit en héritage culturel avec la part de liberté du jeu insouciant auquel tout enfant a droit… Les deux parts enrichissent l’enfant…

Les jours de printemps sont particulièrement propices à cette liberté dans la nature…

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