Vu à la bibliothèque…

J’ai trouvé à la bibliothèque un guide fort intéressant: « Les fleurs et les champignons » de Christian Guilleaume dans la collection « Reconnaître: Guide de terrain » aux éditions de Boeck. Je trouve qu’il s’agit d’un merveilleux apport pour les leçons de choses et les promenades.  J’ai découvert que ces guides existent également pour les arbres, les oiseaux et la faune sauvage. Ces livres sont destinés aux amateurs de nature de 9 ans et plus. Ils sont sobres, pratiques et informatifs. La bibliothèque  les a peut-être, sinon ,  le petit libraire du coin…

Pour avoir une idée de ce qu’on y trouve et qui a en partie alimenté la leçon de choses sur le pissenlit:

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Les fleurs et les champignons-de boeck superieur-9782804185169                Les arbres-de boeck superieur-9782804185176

Les oiseaux-de boeck superieur-9782804185152               La faune sauvage-de boeck superieur-9782804185183

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Leçon de choses sur le pissenlit

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Avant que la flore ne sommeille pour l’hiver, nous profitons de cette période pour mieux connaître les plantes qui nous entourent. Que pouvons-nous apprendre sur le pissenlit,  cette fleur que tous mes enfants m’ont généreusement apportée par bouquets entiers au printemps? Cette fleur semble si banale! On l’associe tant de fois à une mauvaise herbe. Pourtant, quelle richesse elle comporte!

Nous savons  que la fleur tient son nom de sa propriété diurétique, mais savions-nous que son appellation anglaise dandelion provient de sa feuille dont les pointes rappellent la « dent de lion »? En mythologie, on raconte que le pissenlit est né de la poussière soulevée par le passage du char tiré par Hélios qui déplace le soleil dans le ciel d’est en ouest durant le jour. C’est pourquoi il est jaune et ne s’ouvre qu’en présence de l’astre.

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Hélios par Hans Adam Weissenkircher  (1646 – 1695)

C’est par abus de langage que l’on parle de la fleur de pissenlit. En fait, la tête que nous appelons fleur  est un capitule c’est-à-dire qu’elle est le rassemblement de plusieurs fleurs rattachées à la même tige. Et chaque languette comporte un pistil et des étamines.

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Sa tige est creuse et contient un liquide laiteux qu’on appelle latex.

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Lorsque la fleur sèche, elle laisse place au fruit. L’aigrette en forme de petit parachute permet l’ensemencement de sa graine. Le vent la transporte . Quel enfant n’a pas fait un vœu en soufflant sur ces boules blanches?

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Le manuel de Leçon de choses au cour moyen 1 de Godier  offre un excellent deux pages  à cette plante.

 

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Pour aider à structurer le travail des jeunes enfants en leçon de choses, voici un petit fichier à remplir sur le pissenlit. Ce peut être un bon départ pour les amener à rédiger d’eux-mêmes  directement dans le cahier par la suite .

Pour télécharger : leçon de choses le pissenlit :

 

 

Dandelion 1    Dandelion2

Dandelion3    Dandelion 4

 

 

 

 

 

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La dictée heureuse!

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A en écouter les experts, la dictée serait totalement inutile voire nuisible car elle serait le signe de la domination de celui qui sait sur celui qui ne sait pasElle laisserait un goût de stress traumatique chez l’élève qui l’exécute avec une boule au ventre et mettrait en avant la différence des classes sociales où l’orthographe est mieux maîtrisée chez les gens aisés que défavorisés.

En effet, vu sous cet angle, il est sans doute préférable que les experts n’utilisent pas la dictée… mais le reste de l’humanité peut y avoir recours sans danger! La dictée demeure un outil: si nous tenons le marteau par la tête et tapons avec le manche, nous aurons peu de résultats…

Il y a différentes bonnes façons d’avoir recours à la dictée. L’idéal est de la tirer de la lecture du jour et de la choisir en fonction des notions de grammaire et d’orthographe qui sont vues à ce moment. Personnellement je ne procède jamais ainsi pour la simple et bonne raison que je  n’ai pas le temps. Donc, je ne fais pas l’idéal, je fais ce que je peux! Je les sélectionne parmi les manuels de dictées que je possède en fonction des notions que mon enfant voit dans la semaine. Et ça marche!

La dictée, donc,  peut être tout autre chose qu’un outil de torture qui met en évidence tout ce que l’on ne sait pas! Elle devrait être tout autre chose… Mes enfants adorent faire des dictées! Portrait surréaliste? Tableau idyllique? Absolument pas! Dès lors qu’elle  offre un joli morceau de texte de la langue française et qu’on apprend ensemble à en décoder les rouages elle devient appréciée.

Pour les premières années, le choix de la dictée se porte  essentiellement sur des textes simples qui contiennent le vocabulaire qu’un jeune enfant peut maîtriser. Elle est le prétexte à asseoir les connaissances de l’orthographe des mots qu’il utilise.  Elle lui permet également de commencer à réfléchir sur de petits accords de genre et de nombre, ainsi que de maîtriser graduellement la conjugaison.

Puis les textes s’étoffent un peu plus. Je mets graduellement les enfants au défi de résoudre de petites questions  : accorder des adjectifs avec les noms, par exemple, ou savoir écrire les verbes qui suivent une préposition.

Durant les années du primaire, mon but est de les faire pratiquer la langue écrite tant au niveau de l’orthographe que de l’accord des différents mots. Nous apprenons également la nature de ces mots et leur fonction  dans la phrase. Ainsi on souligne les mots selon un code de couleur et on s’interroge sur qui fait quoi. On analyse également certains mots. On apprend à réfléchir sur le sens et la compréhension de la phrase si importants pour saisir la lecture pleinement.

cahier d'écriture (cours préparatoire) et double décimètre

Image prise sur L’amour du temps

Je ne les laisse jamais seuls dans leurs réflexions. Je répète sans cesse des questions au fil de l’exercice dicté: « qui a soufflé sur les feuilles? », « qu’est-ce qui est bleu? », « que mettons-nous au début de la phrase? », « comment écrit-on le verbe qui suit la préposition à ? » . Mon but n’est jamais de les piéger et de leur montrer qu’ils ont échoué à savoir écrire correctement les mots de la semaine. La dictée au primaire est un entraînement sans stress visant à ce qu’ils développent les bons réflexes. Un peu comme une conduite accompagnée! Je veux que mes questions deviennent des automatismes lorsqu’ils écrivent par eux-mêmes à d’autres moments.

En fin de primaire et au collège, lorsque la langue commence à être bien maîtrisée la dictée devient un défi de concentration et de mémorisation. Elle  évolue vers une conscience de la langue écrite et mes enfants doivent réfléchir « sans filet » aux accords et aux caprices de l’orthographe. A ce stade, les fautes sont peu nombreuses et la satisfaction est réelle.

Plus ils acquièrent de l’aisance dans la dictée, plus les extraits sont riches et nous ravissent. Ce sont des instantanées où les grands auteurs viennent brièvement nous inspirer en début de journée…

Voici une dictée pour la fin du primaire ou pour le collège à offrir un jour de pluie:

« La pluie froide et tranquille, qui tombe lentement du ciel gris, frappe mes vitres à petits coups comme pour m’appeler ; elle ne fait qu’un bruit léger et pourtant la chute de chaque goutte retentit tristement dans mon cœur. Tandis qu’assis au foyer, les pieds sur les chenets, je sèche à un feu de sarments la boue salubre du chemin et du sillon, la pluie monotone retient ma pensée dans une rêverie mélancolique, et je songe. Il faut partir. L’automne secoue sur les bois ses voiles humides. Cette nuit, les arbres sonores frémissaient aux premiers battements de ses ailes dans le ciel agité, et voici qu’une tristesse paisible est venue de l’occident avec la pluie et la brume. Tout est muet. Les feuilles jaunies tombent sans chanter dans les allées ; les bêtes résignées se taisent ; on n’entend que la pluie ; et ce grand silence pèse sur mes lèvres et sur ma pensée. »

Anatole France

Quelques idées pour trouver des dictées

Primaire:

 

Collège:

  • Les deux manuels de Galichet Dictées à préparer sont vraiment excellents et offrent de beaux textes: ils existent en  6e et 5e (que l’on peut consulter dans le lien du site Manuels anciens) et je possède le 4e et 3e.
  • Dans un modèle plus récent et plus léger: Dictées La compil’ 6e, 5e, 4e, 3e offre un bon choix également.

 

 

 

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Et si on leur apprenait à travailler avec ténacité?

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Mes enfants ont toujours eu l’occasion de jouer énormément dans une journée. J’ai toujours cru qu’il était important de les laisser jouer et de les y encourager le plus longtemps possible dans leur vie. Mais reconnaître l’importance du jeu ne devrait jamais occulter la responsabilité que nous avons de leur permettre d’apprendre à travailler. Le travail est une source de grande satisfaction de soi et contribue à construire une saine estime de soi. Mieux encore, apprendre à travailler permet d’acquérir le goût de l’effort si important pour la réussite scolaire.

Curieusement on dirait que nous sommes entrés dans une ère où il faudrait que les moments d’apprentissages soient uniquement et intrinsèquement ludiques. Et avec la variable « écran » l’apprentissage scolaire et le jeu se fondent et semblent ne faire plus qu’un… en tous temps!

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Je suis amenée à faire beaucoup de soutien scolaire et je constate que les écrans rendent les élèves très passifs. Ils n’ont plus envie de faire d’effort, de faire leurs travaux scolaires, de lire et même, certains, de jouer dehors… Alors, je suis très dubitative devant les innombrables vertus que l’on prête à l’apprentissage avec tablette en classe (que cette classe soit  maison ou en établissement). Ces écrans, très captatifs, semblent retirer tout désir de passer à l’action de quoi que ce soit…Une professeur au collège me confiait qu’avec ses collègues elle a constaté que les élèves n’ont d’intérêt à rien d’autre qu’à leur portable. Elle organise des voyages scolaires et la seule question qui les intéresse est de savoir s’il y aura une « connexion » internet…

Or, les études nous montrent de plus en plus que la réussite individuelle (quels qu’en soient le but et l’orientation) repose essentiellement sur l’apprentissage à l’effort. Un enfant qui apprend à faire des efforts et à travailler avec ténacité a plus de chance de se réaliser dans le domaine qu’il désire que celui qui n’a pas appris à faire des efforts. Le Q.I. ne serait pour rien dans la réussite… et même il y aurait une corrélation inverse  selon Angela Lee Duckworth spécialiste américaine de la question. Son ancien travail de professeur de mathématiques au collège à New York l’a amenée à observer que le plus grand facteur pour réussir résidait dans l’effort et la ténacité (grit).

 

Je suis convaincue depuis le départ en IEF qu’il est impératif de développer le goût de l’effort chez l’enfant. Et le temps a amplifié cette conviction. J’y vois des bénéfices nombreux. Un enfant qui apprend à faire l’effort de travailler travaille plus facilement. Une lapalissade, dira-t-on… Certes, mais il nous faut retrouver cette vérité. Les savoirs ne peuvent pas tous se faire à travers les jeux, la motivation et le plaisir. Il faut parfois apprendre à se confronter à certains savoirs. Si nous n’apprenons pas à nos enfants à « tenir » devant la difficulté, ils ne connaîtront pas la joie et la fierté qui résultent lorsqu’on a enfin réussi à dépasser l’obstacle! C’est une véritable leçon de vie!

Le plus curieux dans l’histoire c’est que l’expérience de cette méthode m’a plus d’une fois démontrée que les enfants peuvent trouver du plaisir dans le travail. S’installer au calme, ouvrir son cahier, s’appliquer de son mieux pour écrire apportent beaucoup de satisfaction. Ce qui ne veut pas dire qu’un enfant qui aurait le choix ne choisira pas avant tout le jeu… Mais, je crois qu’il y a un temps pour chaque chose … Ce qui ne veut pas non plus dire que l’on ne peut jamais introduire une notion scolaire par le jeu. Mais je pense que tous les apprentissages ne se prêtent pas au jeu et que d’apprendre à travailler en leur absence est bénéfique.

Mon mari a dit à une de ses classes en début d’année: « Je vais vous faire deux promesses: je vous promets que mon cours ne sera pas intéressant –à ce moment le plus turbulent de la classe a pointé un œil totalement médusé en sa direction– et je vous promets que mon cours ne sera pas inintéressant. Car l’intérêt ne réside pas dans la matière que j’enseigne… L’intérêt réside en vous et c’est à la mesure de l’intérêt que vous porterez à mon cours que ce dernier deviendra intéressant. »

Après des décennies de pédagogie qui nous scandent en mantra qu’on apprend mieux par le jeu (avec le succès que l’on connaît tant les niveaux baissent), peut-être est-il temps de penser à apprendre en travaillant. Et que ce travail scolaire réserve de vrais plages de plaisir et de satisfaction pour l’élève.

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L’automne CM1

Illustration Elsa Beskow

Nous démarrons notre nouvelle période sur le thème de l’automne. Cette saison colorée et généreuse ne cesse de nourrir notre classe-maison d’année en année. Je débute la semaine avec ce magnifique texte de Jean Giono qui comporte trois intérêts. Le premier est sans doute qu’il donne l’occasion à l’enfant de se frotter à un texte descriptif. Les enfants préfèrent en général les récits d’action. Pour autant, nous pouvons les initier à ces images descriptives qui sont omniprésentes dans les textes des grands auteurs. Un secret pour les y aider consiste à les mettre en présence de la nature, à la leur faire observer et contempler. Ils seront par la suite plus sensibles aux images des textes. Le deuxième intérêt de choisir ce récit se trouve dans les métaphores qu’il offre. Le texte donne la chance de saisir ces images poétiques qui se glissent dans les proses. Elles y sont assez nombreuses ici. Enfin, le dernier intérêt (on pourrait en trouver d’autres encore!) tient au fait que les phrases permettent de travailler les accords de verbes et sujets en utilisant ces phrases et en changeant les sujets. Nous permettons ainsi à l’enfant de faire une analyse intelligente au plan grammatical.

On peut retrouver ce texte sur le site Manuels anciens  et sur Littérature au primaire.

La feuille morte

Jourdan et sa famille habitent une ferme dans le sud de la France.

1. Cheminée  L’automne commença à suinter dans les maisons et les étables. C’était une odeur comme quand on a ouvert toutes les boîtes d’herbes à tisanes. Et Jourdan regarda vers le dessus de la cheminée. Les boîtes étaient fermées. Cependant l’odeur était là. Elle faisait penser à des litières, à des campements dans les bois.Un, deux, trois, quatre, puis tous les érables s’allumèrent*. Ils se transmettaient la flamme de l’un à l’autre. Les yeuses restaient vertes, les chênes restaient verts, les bouleaux restaient verts. De larges assemblées d’arbres gardaient leur paix et leur couleur mais, de loin en loin, les érables s’allumaient.

Illustration d'Elsa Beskow

2.   Il y avait aussi une petite liane. Son audace d’été l’avait emportée jusque sur le toit de la forêt. Elle avait fait toute sa vie là-dessus, étendue sur les feuillages. Elle s’était accrochée partout avec toutes ses vrilles, elle était mariée à plus de cent espèces d’arbres.

Elle commença à jaunir, puis à sécher et, au bout de deux ou trois jours, elle était morte.

Le temps restait au chaud. Le soleil passait un peu plus bas. Le ciel restait pareil, mais la petite liane était morte. Voilà, et pourtant, pendant tout l’été, elle avait supporté le poids des oiseaux et l’ombre des nuages.

3.   Le vieux Jacquou, un soir, était assis dans la cuisine. La soupe bouillait. Il était seul. Barbe, sa femme, était allée chercher du persil. Honoré le gendre, finissait de labourer. Joséphine et les enfants étaient allés au puits.

La porte était ouverte. Chaque soir, le ciel était magnifique. Le soleil se couchait après toute une grande bataille.

Jacquou était assis et il écoutait. Il entendait marcher dehors. C’étaient des raclements comme quand on marche en traînant les pieds. Ça s’arrêtait puis ça reprenait.

Il y avait un peu de vent: le peuplier se balançait.

4.   Jacquou se dit: « Qui ça peut être? »

Il pensa à un des petits enfants, puis à Honoré peut-être arrêté là dehors, en train de regarder le ciel lui aussi; puis à Barbe, et même il lui cria doucement:

-Oh! ma vieille!

Mais, rien ne répondit et ça resta un moment tranquille. Puis ça recommença à marcher. Jacquou avait envie de se dresser et d’aller voir. Loin dans les champs, Honoré cria au cheval. Le ciel semblait une prairie de violettes.

5.   Enfin, une énorme feuille d’arbre  apparut sur le seuil. Elle était sèche. Le vent l’avait arrachée à la forêt et emportée. Il l’avait posée sur l’herbe. Et depuis il la poussait doucement vers la maison.

Jacquou se dressa, se baissa, prit la feuille et la regarda devant derrière. Il ne la reconnut pas tout de suite. Elle était morte, dure comme de la peau d’âne. C’est après qu’il la reconnut pour être cette feuille solitaire que les vieux chênes élargissent au bout du dernier rameau de l’année.

Pour retrouver le document de travail  La feuille morte cm1 c.

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Leçon de choses: le cynorhodon

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Lors de nos promenades, nous retrouvons partout cette petite baie rouge ellipsoïde. Il s’agit du cynorhodon, fruit de l’églantine. L’églantine pousse au printemps sur l’églantier. Cette jolie fleur rose tendre est sans aucun doute le précurseur de toutes les autres roses qui existent.

L’églantier que nous croisons par chez moi porte également le nom de rosa canina qui signifie « rosier des chien ». On l’appelait ainsi dès l’antiquité car sa racine avait la réputation de guérir des morsures de chiens porteurs de rage. Le fruit, cynorhodon, provient du grec et signifie également « rose des chiens » pour les mêmes raisons. En langue vernaculaire, l’arbuste s’appelle également « gratte-cul » à cause des poils présents dans les baies et qui, si consommé, devient très irritant! Ce sont ces poils qui servent dans les « farces et attrapes » de poil à gratter!

Pour la leçon de choses, nous avons   cueilli quelques rameaux de ce rosier et plusieurs baies . Les feuilles sont composées et contiennent cinq à sept folioles. C’est l’occasion de parler de feuilles composées et feuilles simples avec ma collégienne. Les branches portent des épines acérées. Les cynorhodons quant à eux (appelés aussi « goussons ») sont très riches en vitamines « C » et servent à la confection de confiture. Les oiseaux raffolent de ces fruits!

Cette leçon permet de travailler un vocabulaire précis et l’orthographe d’un mot difficile: cynorhodon, qui peut également s’écrire avec deux « r ». Elle permet également de travailler la rédaction d’un compte-rendu. Exercice difficile pour ma fille de CM1 qui préfère livrer elle-même sa narration plutôt que de se référer à mes résumés. Il me faut alors non seulement corriger l’orthographe, mais également l’aider à utiliser des phrases adaptées au registre scolaire (elle a tendance à placer de manière charmante des impressions personnelles et utiliser un vocabulaire familier qui n’ont rien à voir avec une description propre à la démarche scientifique). C’est l’occasion d’apprendre qu’on n’écrit pas « the end » à la fin de son résumé et qu’on  n’inscrit pas « désolée, je me suis totalement gourée » quand on apporte une précision au texte!

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Leçon de choses: le silène ou le compagnon blanc

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Cette jolie fleur tient son nom du satyre de la mythologie grecque Silène. Il s’agit du père adoptif de Dionysos, le dieu  de la vigne, du vin et de ses excès, de la folie et la démesure. Mais qu’est-ce qu’un satyre? Il s’agit d’un personnage  ayant les oreilles, les membres inférieurs et la queue d’un bouc.

Celui qui nous intéresse est représenté souvent comme un vieillard  jovial au  ventre énorme dû à ses excès d’alcool et d’une grande laideur. Gerrit Van Honthorst a peint un très beau tableau à ce sujet au siècle d’or.

Cette leçon de choses a donc débuté par le récit de Silène. Ce  mythe a permis de comprendre rapidement pourquoi on appelle la fleur du nom du demi-dieu grec. Elle a un calice gonflé et bien rond sous sa corolle.

Image tirée du site http://www.monde-de-lupa.fr

Le silène latifolia vit en bordure de route. Il peut mesurer jusqu’à un mètre. Il est distinct du silène vulgaris (ou silène enflé). Il s’agit d’une herbacée de la famille des caryophyllacés. Caryo veut dire nœud. La tige porte des feuilles opposables qui sont deux à deux, et entre les deux feuilles nous trouvons une sorte de petit bourgeon appelé « nœud ». Les fleurs viennent par grappes de deux à dix par tige. Il y a des fleurs femelles et d’autres mâles. Les mâles portent de longues étamines comme sur la photo ci-haut. Les femelles ont les corolles plus ouvertes.

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Les pétales sont bilobés en forme de cœur.

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Après la leçon, chacune a produit un résumé, des schémas et des dessins.

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Le brouillard revient

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C’était le premier brouillard de l’automne. Mes enfants s’en sont réjouis. Elles avaient envie de mettre leur visage dans cette vaporisation naturelle et découvrir leur environnement enveloppé de ce mystère brumeux qui transforme nos promenades. Pas de carnet ni de  crayon ce matin-là. Nous les avons troqués pour l’appareil photo. Et sur la route, on a simplement observé. Elles ont attiré mon regard sur les toiles d’araignées. Ces perles d’eau qui s’enfilent aux filaments de soie offrent des moments inédits de contemplation . Pendant un moment, ce fut une recherche délibérée de ces toiles si géométriquement fabriquées. La brume nous les révèle davantage. Comment se répartissent les lignes? Pourrions-nous les reproduire ensuite en dessin?

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Depuis tant d’années que nous parlons en « classe-maison » des saisons. Je n’étais pas certaine de recommencer encore cette année puisque ma plus jeune, étant déjà en CM1, me semblait avoir fait le tour de la question. Mais la nature nous parle sans arrêt si on sait l’entendre…

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« Maman, on fera encore un thème sur l’automne, j’espère? » Ce rythme du calendrier les structure et les appelle.

Chaque élément devient une œuvre d’art sous l’œil attentif, méditatif.

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Lorsque nous rentrons, gorgées d’images si réjouissantes, nous sommes toutes plus  aptes au travail. Nous cherchons parfois des activités très sophistiquées afin de les aider à mieux se concentrer. Une simple promenade contemplative fournit facilement de quoi les enraciner dans le moment présent et les apaise incroyablement.

 

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Terre des lettre 4e

Nous restons fidèles à la collection Terre des lettres 4e de chez Nathan. J’avais un choix cornélien à faire entre la version de 2011 (qui me plaît beaucoup) et la version 2017 qui colle davantage à la préparation pour le brevet national en fin de 3e grâce à l’inclusion (fort intéressante) notamment d’un chapitre sur les médias. Certains chapitres sont restés relativement les mêmes, si on pense par exemple « Au bonheur des dames ». Mais, pour s’adapter au nouveau programme, certains chapitre, comme celui des « Héros tragiques » qui contient « Roméo et Juliette » (très prisé à la maison), « Les lettres de femmes« , avec l’échange épistolaire entre Madame de Sévigné et sa fille, et « Lettres et contes: regard sur la société du XIXe siècle » (qui donne l’occasion de lire les Lettres persanes de Montesquieu ou des extraits de Diderot et Voltaire ont été remplacés)…Comment renoncer à ces chapitres qui donne l’occasion de lire ces auteurs dès le collège? En même temps, les chapitres nouveaux proposés sont également intéressants…

Nous allons maintenir ces trois chapitres de la version 2011, de même que le travail de la grammaire de la version 2011 et travailler tout le reste dans la version 2017. La nouvelle version demeure d’une qualité remarquable!

Est-ce que nous parviendrons à rajouter trois chapitres dans notre année? J’ose dire oui…

L’histoire nous le dira…

 

Pour consulter la version 2011                   Pour consulter la version 2017

 

 

 

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Géographie CM1

Notre leçon a porté sur les méridiens et les parallèles. Il s’agissait de comprendre sommairement ce que sont les lignes imaginaires représentées sur les cartes et les globes et ainsi apprendre à nommer les principales.

« Afin de s’orienter et se repérer sur terre, on utilise les points cardinaux et des lignes imaginaires appelées méridiens et parallèles.

Les points cardinaux

Rose des veentsPour se repérer on utilise les quatre points cardinaux : nord, sud, est et ouest. Ils forment la rose des vents. Avant l’invention de la boussole (XI-XIIème siècle, chinois et arabes), s’orienter, comme son nom l’indique, c’était chercher l’orient (l’est et la ville de Jérusalem) et l’est était placé en haut.

Les points cardinaux sont des repères précis et constants. La boussole permet de trouver le nord. Sur une carte, sauf indication contraire et par convention, le nord est placé en haut.

Les lignes imaginaires

On utilise aussi des lignes imaginaires tracées sur les cartes. On sépare les deux hémisphères du globe par l’Équateur, cercle imaginaire faisant le tour de la Terre et placé à égale distance des deux pôles.

Un parallèle est un cercle imaginaire parallèle à l’Équateur. La distance qui sépare un parallèle de L’Equateur, exprimée en degrés,  se nomme latitude.

indexPour affiner ce repérage et donner les coordonnées d’un point précis, on a imaginé les méridiens, demi-cercles imaginaires reliant les deux pôles, et perpendiculaires à l’Équateur et aux parallèles. Le méridien référence est celui de Greenwich, en Angleterre, fixé comme méridien de référence en géographie et en navigation.

La distance qui sépare un méridien du méridien de Greenwich, exprimée en degrés, est appelée longitude. »

Tiré du site https://miscellaneesdublog.wordpress.com/

En plus du travail écrit, j’aime accompagner la leçon de ce qu’on appelait autrefois les travaux pratiques. Pour la structure de ces leçons je m’inspire largement des manuels de géographie  de Louis Planel que l’on peut retrouver sur le site Manuels anciens. Toutes les leçons de géographie ne se prêtent cependant pas à des travaux pratiques. La leçon sur les parallèles et les méridiens a été tirée d’une source autre et j’en ai conçu une partie travaux pratiques à l’aide d’un agrume épluché pour illustrer les lignes longitudes.

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