Leçon de choses sur le bouton d’or


DSC03462Cette petite fleur des champs se prête à un jeu d’enfant bien connu lors de promenades :on cueille la fleur et on la place sous le menton: « Aimes-tu le beurre? » Le halo jaune qui réfléchit sous le menton incrimine celui qui s’est fait questionner! Nous appelons cette petite fleur « bouton d’or », alors que les allemands la surnomment « fleur de beurre » (Butterblume) et les anglais « bol de beurre » (buttercup).

Mais que sait-on de cette jolie petite fleur qui pousse là où les prés ne sont pas traités? OnElsa Maartman Beskow (1874-1953) la nomme également « renoncule » du latin « ranunculus » petite grenouille, diminutif de « rana » rainette, car plusieurs espèces de renoncule sont aquatiques et constituent le repère idéal des amphibiens ( à noter que leur fleur est blanche). Le bouton d’or est , botaniquement parlant, la renoncule acre : petite fleur jaune brillante et toxique . 

Elle peut atteindre 50 centimètres de hauteur.

Ses racines, blanches et violacées, fixent la plante au sol. Une longue tige creuse, semblable à celle du pissenlit, porte les feuilles et les fleurs. Le calice est constitué de cinq sépales. La corolle comporte cinq pétales. Au coeur de la fleur se dressent les étamines nombreuses et formant une sorte de couronne de pollen qui reste sur nos doigts si on les touche. Lorsque l’on retire les pétales et les sépales, il ne reste que le pistil, constitué de petites boules vertes. En leur centre se trouve la future graine. Elle donne un fruit qu’on appelle l’akène.

Lorsqu’on dissèque la fleur, on remarque que les pétales sont en forme de goutte, et que les sépales forment une étoile. Une fois les étamines retirées, il ne reste que le pistil formé de plusieurs petites boules. La feuille dentelée, rappelle un peu celle du persil.

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 schema1Pourquoi la fleur réfléchit-elle sous le menton? La fleur est d’aspect brillante dans le but d’attirer les abeilles afin d’assurer sa reproduction.  Ses pétales concaves concentrent la lumière jaune sur une petite zone.  Les propriétés optiques de ces pétales   réverbèrent le soleil grâce à une couche lipidique sous l’épiderme de ses pétales afin que les abeilles les repèrent facilement. C’est cette couche lipidique qui confère la brillance, presque grasse, des pétales. Grâce à ce phénomène de réflexion,  les abeilles pensent voir le reflet du pollen! Ainsi la brillance des pétales et le réfléchissement des rayons ultra-violets assure la descendance de la fleur.

Des mythes grecques parle du bouton d’or. Ainsi « Ranonculus était un éphèbe, «toujours brillamment vêtu de jaune et de vert, doué d’une voix mélodieuse et charmante». Mais comme tout prince charmant, l’homme cachait un terrible défaut. Il était, comprend-on, atteint du syndrome de Narcisse. Un jour, alors que le bellâtre chantait pour un parterre de nymphes, il se prit d’amour pour sa voix et mourut. Impossible pour Apollon! Le dieu de la Poésie décida alors de le ressusciter sous la forme d’une fleur: la «renoncule». »1

La leçon est en partie tirée du manuels anciens J. Lasalmonie et P. Fournier, Leçons de choses au Cours Élémentaire, Delagrave (1958).

   

Nous avons travaillé à partir d’un petit fichier que j’ai créé pour les plus jeunes.

Pour télécharger le document de travail: Leçon de choses sur le bouton d’or

Bouton d'or 1 bis           Bouton d'or 2

Bouton d'or 3 bis        Bouton d'or 4

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A propos Brune

Mère-enseignante de 8 enfants. Site: grandirpresduchataignier
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4 commentaires pour Leçon de choses sur le bouton d’or

  1. caroline dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce très bel article. Je vais m’en inspirer !

    Je vous lis depuis plusieurs mois et voulais vous remercier pour votre blog si riche qui m’aide beaucoup dans ma réflexion personnelle.
    Hier soir nous nous sommes promenés, et cela a été l’occasion d’admirer le blé, d’ouvrir une graine encore toute molle…

    Ma fille est scolarisée mais … je l’instruis en parralèle à la maison, à raison d’une heure / une heure 30 par jour. Elle est en cp et si la maîtresse est gentille., les choix pédagogiques me laissent perplexe. Le déclencheur a été la lecture globale ! Puis vinrent les fiches de travail incompréhensibles (alors que je suis agrégée…), des consignes fausses, alambiquées…
    Notre moment d’école à la maison est un moment privilégié pour nous deux : elle aime beaucoup apprendre à la maison. Mais ce n’est pas de l’aide aux devoirs, ce sont de vrais moments d’instructions où j’ai mûrement refléchi !

    J’ai retrouvé ‘mico mon petit ours’ au grenier chez ma grand-mère et ai cherché des avis. Car si j’avais appris à lire avec cet ouvrage fin des années 80, j’étais curieuse de découvrir ce que d’autres en pensaient. C’est ainsi que j’ai découvert votre site.

    Merci pour vos articles.
    J’aime beaucoup vous lire, ainsi que votre consoeur des chroniques du poulailler.

    Bien à vous,

    Caroline

    • Brune dit :

      Merci d’avoir pris la peine de me laisser ce message. Je pense que la transmission réelle se fait dans la joie comme vous le faites avec votre fille. Découvrir la nature, les mots: partager un plaisir! Vvoilà des moments que vous n’oublierez pas! S’il s’agissait d’un travail fastidieux d’une heure à rajouter aux journées ce serait trop! Mais dans ce contexte où l’on sent la joie partagée: quelle chance pour cette petite! Au temps où ma dernière était en CP j’ai lu avec bonheur le blog « le CP d’Amalthée » et j’y puisais de belles idées!

  2. Caroline dit :

    Bonsoir,

    Merci pour votre réponse et aussi pour la référence.

    Oui, j’ai vraiment de la chance d’avoir une petite fille qui demande à apprendre. Elle est pleine de joie de vivre mais manque de confiance en elle et cela la rassure d’avoir une approche claire à la maison. D’autant plus que nous ne parlons pas le français au quotidien, mais l’allemand – ma langue maternelle et notre langue „du coeur“.

    Lorsque les autres enfants ont eu du mal lors de l’apprentissage de la lecture, elle m’a par exemple dit « tu sais Maman, personne ne leur a dit que « AN, ça fait an », ils doivent trouver. Dès la 1ère semaine j’ai vu que j’allais devoir lui apprendre à lire en français alors que j’imaginais les choses si différemment. Je rêvais de lui apprendre à lire et écrire en allemand et juste relire le texte du jour le soir, pour qu’elle puisse entrer en filière bilingue plus tard.
    J’ai vu dès le 1er jour, avec des étiquettes et des textes à réciter par coeur, que non, on fera un peu moins d’allemand et que nous allions devoir faire ce qui n’est pas fait correctement en classe.

    J’ai aussi eu la chance que cette année, d’avoir pour la 1ère fois des horaires qui ont collé à ceux de l’école de ma fille. Je travaille dans un collège et ai fini assez tôt mes cours, si bien que j’ai pu chercher ma fille assez souvent. Elle a fini les cours très tôt de son côté, à 15 h 15 – ce qui a justement permis cette pratique d’ief : après un goûter et une pause, nous pouvions nous y mettre sans qu’elle soit fatiguée car nous étions tout juste 16 h ! Et oui, pas de d’activités périmachintruc chez nous.

    L’an prochain, elle terminera plus tard car n’aura pas école le mercredi, justement parce qu’il n’y a rien après 15h15. Je ne sais pas si mes horaires seront alignés sur les siens, nous verrons et aviserons. Même si nous prenons que 15 minutes, nous tâcherons de préserver notre moment d’école à nous.

    Dans tous les cas, cette année d’instruction à la maison aura été très belle : ma fille a appris à lire en français sur mes genoux, fait la lecture à ses peluches, expliqué les maths à une peluche coccinelle (qui ressemble en tout point – et par le plus pur des hasards – au fichier Picbille que j’ai acquis) et à son doudou. Et elle lit aussi bien en allemand.
    Nous avons du lire Mico mon petit Ours au pas de course face à une méthode globale qui a rapidement proposé des textes de plus en plus long et de suite très complexes de par les phonèmes (mais néanmoins pauvres en vocabulaire).
    Au niveau des mathématiques, elle a fait des ateliers de manipulation à l’école, mais les fiches de travail étaient soient peu claires ou avec des consignes si alambiquées qu’elles en étaient peu compréhensibles pour un enfant de 6 ans. Elle m’a dit : j’aime les maths, mais je ne comprends pas ce que veux la maîtresse. ».

    Jusqu’en janvier, je me suis focalisée sur la lecture. Puis dès février, nous avons mis l’accent sur les maths (acquisition d’un fichier) et sur l’orthographe, où elle est très bonne pour son jeune âge.

    J’ai aussi donné des conseils à une autre maman dont le fils a fait les frais de ces méthodes globales et peu claires. Je lui ai passé Mico mon petit ours, comme on aurait fait passer une bouteille sous un manteau au temps de la prohibition aux états unis. Et je lui ai montré des ressources, des méthodes.
    Elle a eu le malheur d’en parler à la maîtresse qui stigmatise bcp cet enfant : « ca va mieux chez mon fils, j’ai suivi les conseils de Caroline, la maman de …. »
    C’est là que je lui ai : ne dis surtout plus rien. Elle finira par voir les progrès, ne te justifie en aucun cas.

    Tout chose est-il… que les enfants sont rentrés avec de nouveaux textes à lire. Et … c’étaient des extraits de l’Oiseau Bleu CE1, la suite de Mico mon petit ours. Un nouvel élève arrivé s’est vu proposé des photocopies de mico mon petit ours, ma fille me l’a rapporté.
    Finalement, je crois que sans le vouloir, on a amené un changement de point de vue par rapport à sa méthode globale…

    Je pense à créer un blog pour y raconter ces péripéties de cette année de CP, mais je ne sais pas si j’aurai le temps. Car l’ironie du sort, c’est que je suis enseignante très engagée. Depuis que je suis formatrice / conseillère pédagogique…je vois les collègues, des réalités de classes autres et l’envers du décor, et … j’en ai parfois froid dans le dos tant je vois de l’incompétence ou de la mauvaise volonté parfois.

    Je continue de vous lire !

    Bien à vous,

    Caroline

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