Quand l’école est un business


L’école Dynamique de Paris est issue de la Sudburry Valley school dans le Massachusset fondée en 1968. Cette école « est une micro-société démocratique où les enfants sont libres de faire leurs propres choix concernant leurs apprentissages et tous les autres domaines de la vie. Elle est ainsi libérée des programmes scolaires, des emplois du temps et des classes d’âges.« 

En vérifiant les tarifs pour une année scolaire, nous apprenons que la scolarité à la Sudburry Valley school coûte sept milles dollars américain par année. L’école dynamique de Paris demande des frais de scolarité s’élevant à 5000 euros par année (soit 500 euros par mois, par enfant). Il n’y a guère qu’à La croisée des chemins (à Dijon) qu’il y ait un effort social dans la prestation des prix et qui les réduisent  à 2700 euros par enfant. Ce qui demande tout de même de pouvoir dégager 270 euros par mois pour un seul enfant. Il faut préciser cependant que les écoles hors contrat en France ne reçoivent aucune aide financière et que les coûts engendrés par le roulement normal de l’éducation d’un élève, nous le savons, entraîne des frais élevés. Mon propos n’est donc pas d’affirmer qu’en France, ces écoles-projets font du profit pour les fondateurs eux-mêmes. Je voudrais plutôt insister sur le fait que l’école devient un produit de marketing, peu importe les intentions de base, qui peuvent eux être estimables.

Le malaise que je ressens en regardant la vidéo tient dans la prestation que Ramïn Farhangi tient dans la com’ qui constitue la trame même de la vidéo: on nous vend un produit qui est une école. Je cite en exemple monsieur Ramïm, comme j’aurais pu en citer d’autres. Je ne discuterai pas de l’efficacité (ou non) des méthodes qui y sont prônées. Je me dis seulement que des parents qui ont 5000 euros à mettre annuellement dans une école pour un enfant ont sans doute donné un vocabulaire de plus de 500 mots à leur enfant quand sonne l’arrivée en classe pour lui. Ils auront sans doute des relations pour leur enfant plus tard en cas de déroute du projet éducatif…

« Dans quel monde vivons-nous »?  Les projets éducatifs sont vendus à l’élite. Les écoles Montessori et Waldorf offrent des places très chères qui contrastent avec les origines de ces mouvements. L’école est devenu un business et les plus riches peuvent s’offrir ce produit de luxe.

Afficher l'image d'origineRetournons il y a cent ans à peine. A la place de Ramïn Farhangi nous aurions eu Maria Montessori, Rudolf Steiner ou Célestin Freinet pour tenir la tribune. Où ces pédagogues ont-ils ouvert leur école? L’une dans le quartier populaire de San Lorenzo à Rome où en vue d’améliorer la vie du quartier, un organisme met en chantier la construction de deux immeubles pour regrouper la population des taudis.L’autre crée la première « Libre école Waldorf » (qui) est inaugurée le 7 septembre 1919, et accueille essentiellement les eJPEG - 65 konfants de (ces) familles ouvrières pour un cycle d’études prévu d’emblée sur douze années. Le troisième, communiste, on ne peut douter de la vision éminemment sociale de son approche et donc insérée dans le tissu social intégrant sans l’ombre d’un doute les différentes origines sociales. Marie Pape-Carpentier, elle, est une pédagogue et féministe française qui combat la misère et l’injustice sociale, lutte pour l’éducation des filles, milite pour la question des femmes. Charlotte Mason, en vogue dans la sphère de l’IEF, œuvre pour une école « ouverte » à tous. Le terme « ouvert » qualifiait un programme d’études offert à tous les enfants, quelle que fût leur origine sociale.

Il y a cent ans, ces pédagogues, sans aucune exception, recherchaient  une instruction/éducation pour tous. Une préoccupation sociale les habitait!

Afficher l'image d'origineCélestin Freinet n’a pas trouvé « probante » les écoles libertaires de Hambourg: elles étaient par trop individualistes à ses yeux. Qu’aurait-il pensé de tous ces projets à la sauce « je-me-moi » tels qu’on les voit dans les écoles Sudburry, mais aussi dans des idéologies en IEF tels les mouvement libertaires où l’enfant est son propre guide et n’apprend que ce qu’il veut et quand il le veut, basé sur sa motivation intrinsèque uniquement.

Ces mouvements libertaires ont ceci de répréhensible  qu’ils ne permettent pas de créer un tissu social très fort pour l’avenir. Que serait une société constituée uniquement d’individus qui ne veulent que ce qui les intéresse? Nous pouvons en avoir une certaine idée aux Etats-Unis. C’est bien le problème des libertaires américains d’extrême-droite qui veulent un Etat réduit à sa plus simple expression! Ils veulent la liberté en matière d’armement, peu importe le désastre des chiffres en terme d’homicide sur le sol américain. Les autres ne les intéressent pas… Ils ne veulent pas payer pour un plan médical pour tous (n’ont-ils pas lutté de toutes leurs force contre l’Obamacare?). Que les pauvres se débrouillent pour se faire soigner, ça leur est égal…

Afficher l'image d'origineDes prestations comme celle de Monsieur Farhangi causent un autre tort: ils vendent du rêve que seuls les riches peuvent se payer. C’est le même problème avec le film « Etre et devenir« . Dans le film, vous voyez des enfants libres et heureux qui apprennent et voyagent! Ils partagent leur temps entre Paris et San Francisco. André Stern, emblème du unschooling, a pour parents deux universitaires en relations avec quantité de personnes cultivées qui ont pu apporter une richesse culturelle extraordinaire aux enfants Stern.

Le souci en IEF c’est que nombre de parents, à la suite de tels films se lancent sans grand moyen dans le unschooling. Les familles en IEF ne vivent que sur un seul salaire le plus souvent, et plusieurs sont modestes… Peu nombreux sont ceux qui disposent de moyens importants… Mais, ils se lancent dans l’aventure. Il y a de cela fort longtemps, une de mes amies, mère solo de quatre enfants vivait dans un petit appartement sans jardin et sans grand moyen. Son expérience d’unschooler a vite fait de tourner au cauchemar. Les enfants ont tous été rescolarisés. On ne rapporte jamais ces histoires dans les films. Pourtant, en plus de vingt ans en IEF, j’ai pu constater que l’expérience de mon amie n’a pas été unique…

Je ne dis pas que le unschool ne donne pas dans certains cas de bons résultats. Mais on ne dit pas que pour vivre cette expérience, il faut de bons moyens afin de donner un environnement riche aux enfants. Ou à tout le moins, il faut un parent disposant de grandes ressources culturelles et dévoué pour pallier l’absence de moyens. A ce jour je ne connais qu’une maman dans ce cas!

DSC06223Je crois davantage à l’instruction formelle qu’on aurait tort d’associer à un mouvement de pédagogie rigide! Nous partageons une partie de savoir commun sur lequel la société s’entend ad minima. Un partage de culture est un trait d’union avec les autres qui forment la société avec moi. Nous avons, au niveau sociétal, un héritage à transmettre à nos enfants: la langue, l’histoire, les mathématiques, les sciences.

Lorsque j’accompagne mes enfants en IEF, je veux bien sûr les accompagner dans une atmosphère de détente qui optimise leur envie d’apprendre. Je suis attentive à leurs intérêts et je leur donne l’occasion d’étancher leurs curiosités propres; je les aide à trouver des réponses à leurs questions.

Mais je transmets également une part de cet héritage séculaire, voire millénaire, car je les relie également à la société dans laquelle ils évoluent et à partir de laquelle ils construiront le monde de demain. Pour cela, ils doivent pouvoir partager certaines bases avec ce monde. Il s’agit d’un partage commun un peu normalisé.

On ne construit pas une société démocratique soucieuse de l’autre avec pour seul horizon  son « moi ». Une pédagogie saine à mes yeux doit être mise à la portée de toutes les couches sociales.

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A propos Brune

Mère-enseignante de 8 enfants. Site: grandirpresduchataignier
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44 commentaires pour Quand l’école est un business

  1. Je n’ai même pas regardé la vidéo : ce que tu en dis me suffit…
    Je suis totalement d’accord avec toi : c’est un non-sens absolu de devoir payer une fortune pour une école alternative ! Tout comme les produits naturelles hors de prix. Cette société a vraiment perdu le sens des valeurs…

  2. martine42 dit :

    Bonjour,
    Totalement d’accord avec vous . Une fortune pour une école alternative, ce n’est pas l’esprit d’une école ouverte à tous pour le développement des nos enfants . Les lobbings sur le Bio est malheureusement aussi d’actualité !
    Martine42

  3. Formidable ! Merci Brune. Je relaie immédiatement !

  4. LAURENCE dit :

    très beau billet Brune, bravo!

  5. LAURENCE dit :

    J’ajoute aussi que les pédagogies citées (Mason, Montessori, Steiner ou Freinet) sont formelles et c’est pour cela notamment qu’elles peuvent s’adresser rapidement au plus grand nombre.
    Il n’y a pas de hasard, dans les pays pauvres, lorsqu’on instruit les enfants en surnombre en classe multiniveaux avec très très peu de moyens disponibles, on le fait en formel. Pourquoi? Parce que ça coûte peu, demande peu de formation et porte du fruit…

  6. Poulette dit :

    Brune je crois que tu mélanges un peu tout, là. Il y a aussi des écoles où on fait du formel et qui sont très chères. Ce n’est pas du business, c’est juste que l’état, par pure idéologie, refuse de donner la liberté de choix aux parents (au moyen du chèque éducation par exemple).
    Après, l’histoire de formel/informel, quelle importance? Comme toi, je pratique le formel, de façon classique, j’apprécie chacun de tes articles sur le sujet.
    Et faire l’école à la maison, n’est-ce pas une forme d’individualisme? Ce n’est pas un reproche, le devoir des parents est de vouloir le meilleur pour leurs enfants, et si c’est l’IEF pour les tiens ou les miens, en route pour l’IEF! Elle nous permet d’associer l’acquisition des bases avec une grande liberté. Et c’est formidable.

    • Brune dit :

      Poulette, j’ai l’impression que tu n’as pas saisi l’essentiel de mon texte: école formelle ou informelle : l’école de la réussite devient un produit à vendre et de luxe… C’est surtout là mon propos. Ensuite, on peut te vendre n’importe quoi… en te faisant miroiter non pas des faits mais un rêve. M. Farhangi a beau parler du succès de ces écoles avec 80% d’entrée en études supérieures, cela ne me convainc pas tant que ces mêmes méthodes n’ont pas été appliquées parmi les pauvres. Montessori a passé par toutes les couches de la société, c’est de la pédagogie solide… mais les deux pub’ pour l’informel dans l’école citée et dans le film sur le unschooling ne s’appuient pas sur autre chose qu’une campagne de rêve sans chiffre auprès des populations difficiles. Derrière la com’ ou les belles images de film, on ne dit pas assez qu’il faut avoir les moyens pour vivre ces méthodes. Et de plus, je ne dis même pas ici le constat que j’ai pu faire en voyant moult jeunes arriver sur le marché du travail après un parcours informel…

      J’ai décidé de faire l’IEF parce que j’aime l’école… c’est un peu curieux à dire…j’en conviens.
      J’ai une haute idée de l’instruction et je pense que l’on est en train de détruire une richesse indéniable culturelle pour les générations présentes et à venir en fabriquant une école formatée pour les besoins de l’entreprise plutôt que de former des être cultivés et capables de réfléchir… Il se trouve que mes enfants sont au milieu de ces tournants et que je ne peux me résoudre à les y abandonner sans transmettre ce que les générations précédentes ont reçu… (Mais, il y a également du bon aujourd’hui et je ne manque pas de le leur transmettre également.) Et que parfois, les enfants des milieux favorisés ont une longueur d’avance (minimum).
      L’instruction est une priorité pour tous les enfants, pas que les privilégiés…

    • Brune dit :

      Quand j’aurai le temps je reviens te répondre là-dessus. Là ma pause est finie! :)D

    • Brune dit :

      « Je n’ai pas compris si tu fustiges l’informel ou le hors-contrat, en fait. » – Poulette

      En fait, ce que je fustige c’est le procédé publicitaire… Il y a une malhonnêteté intellectuelle qui m’amène à m’insurger. Je pense que Ghislaine Cotentin explique bien cela.
      Je dirais également que cela repose sur « l’émotif »! Dans la pub de l’école dynamique de Paris, et dans le film sur l’IEF. Dans la pub: « les enfants font ce qu’ils veulent quand ils veulent et aussi longtemps qu’ils le veulent ». Je n’aime pas qu’on s’appuie sur les émotions pour passer un message. Imaginons-t-on Maria Montessori ne pas s’appuyer sur des faits tangibles??? mais uniquement parler au niveau émotif à l’auditoire?

      C’est pareil dans le film. Tout le long, des images de bonheur avec une belle petite musique. On ne s’appuie sur aucun fait pour étayer les propos, juste les émotions encore une fois. Cela devient un film de propagande sans aucun recul. Et attention,si on n’est pas d’accord avec les propos du film, c’est qu’on est fermé aux autres façons de faire. (testé!!)

      J’aime qu’on ne nous vende pas un projet éducatif comme un « jus d’orange » qui dès que je l’aurai bu le matin je serai en forme et « tellement plus » de bonne humeur…
      J’aime qu’on étaye les faits , qu’on use de rigueur intellectuelle pour bien cerner les faits.
      A écouter ces propagandes dans les deux prestations (pub et film) il suffirait qu’un enfant fasse ce qu’il veulent de ses journées. En poussant l’absurde jusqu’au bout, on peut se demander pourquoi dans les quartiers défavorisées les enfants laissés à eux-mêmes (donc libres en quelque sorte) ne parviennent-ils pas à la l’ascension sociale?
      On omet de dire que l’enfant est le fruit de son environnement… et qu’il nous revient de lui offrir un environnement suffisamment riche afin qu’il puisse s’épanouir de manière « holistique » …

  7. LAURENCE dit :

    En vidant les programmes de leur contenu, l’Etat a mis un formidable coup d’accélérateur…il a creusé encore plus fort et plus vite le fossé et développer les inégalités. L’école à 2 vitesses c’est maintenant! Ils affirment vouloir réduire les inégalités, ils clament l’égalité à tout prix et ils font exactement ce qu’il faut pour que cela n’arrive pas…

  8. Emmanuelle dit :

    Juste une petite réaction sur le bio: Nous sommes producteurs de légumes bio et de viandes bio.70%de notre travail se fait à la main , désherbage, récolte, nous embauchons pour cela plusieurs saisonniers et mon mari travail environ 80 heures par semaine (50 en période creuse : janvier, février).. Alors OK le bio coûte un peu plus cher que le conventionnel mais je peux vous assurer qu’un certain nombre de conventionnels ne gagnent pas leur vie .Très peu de gens acceptent de gagner moins que le SMIC alors pourquoi les agriculteurs devraient le faire.
    Vraiment je réagis car j’en ai marre d’entendre dire que le bio est trop cher, si on se contente des produits de base et non les produits préparés c’est quand même accessible à beaucoup de personnes . Qu’un certains nombre de personnes aient les moyens de fumer un paquet de cigarettes par jour, aient toute la hifi dernier cri, portable et vêtement de marques ,et les entendre dire que le bio coûte trop cher (je ne parle pas de vous mais de connaissances proches), vraiment je souris. Concernant l’éducation j’aide quelques enfants en math et en français, je demande 5 euros par heure et certains me disent que cela leur coûte trop cher mais ils apprécient mon travail avec leurs enfants, d’autres me payent 10 euros de l’heure ( parce qu’ils le veulent) , ils ont conscience du temps que je passe en préparation et le temps que je passe avec leurs enfants. tout est en partie question de choix .
    J’aime beaucoup vos articles mais là je ne peux pas ne pas réagir.

    • Brune dit :

      Merci pour ce commentaire vu de l’intérieur. Je peux comprendre ce que vous voulez dire. Une alimentation saine ça se paye. Que le bio soit plus onéreux n’est pas tant ce qui me gêne, mais je me souviens d’une rubrique au « Figaro » (je pense) qui parlait d’achat de proximité, local et bio et ça revenait moins cher… J’ai testé, et j’ai vu ma facture malheureusement grimper. Je soutiens malgré tout le local. On est passé par l’AMAP également. Par conviction 😉 Nous voyons bien que les conditions de l’agriculture et combien ce métier sont devenu difficiles! Dans la vie, on fait des choix… des choix de consommation, des choix de mode de vie 🙂 Et je suis admirative de ce que vous faites: bravo! votre salaire est pleinement mérité.

      • Plouf le loup dit :

        Et par ton AMAP, ça revenait plus cher, Brune ? Parce que par celle où je suis (pour les oeufs, les légumes, une partie des fruits, etc.), ça me revient à peu près au prix du conventionnel de supermarché, alors que c’est bio et local, donc j’y gagne vraiment. Du coup je suis étonnée.

    • Brune dit :

      Ecoute, Plouf, le sac de légumes me paraît quand même cher pour ce qu’on y trouve… Etant donné le principe qu’il n’y a pas d’intermédiaire on devrait trouvé un prix à peu près équivalent au marché, or c’était tout de même plus cher. Après, Emmanuelle explique bien le travail considérable derrière. Par conviction je compte de toutes manières poursuivre en choisissant ce type d’agriculture.

      • ploufleloup dit :

        Ah oui. Je ne mettais pas en doute ton propos (excuse-moi si j’ai donné cette impression), je m’étonne de la disparité entre deux amap, voilà tout.

  9. Marie dit :

    Il y a beaucoup ici qui rejoint mes réflexions du moment… Oui, il existe aujourd’hui un vrai business de l’éducation alternative et on oublie complètement que Montessori, Mason et beaucoup d’autres se sont avant tout préoccupé(e)s de permettre aux plus modestes de recevoir une éducation. J’ai vu pas mal de beaux projets se monter autour de moi… mais la réalité demeure que tout ces projets s’adressaient à des catégories de population qui avaient les moyens de payer 300 à 400 euros par mois pour leurs enfants, ce qui n’est pas mon cas et pas celui de beaucoup d’autres.

    Et je crois également qu’on oublie trop souvent ces derniers temps combien l’humanité est une aventure collective et que se préoccuper principalement de soi et oublier que nous n’avançons bien qu’ensemble ne permet pas de construire un avenir commun, pour tous et pour chacun, quel qu’il soit.

  10. ploufleloup dit :

    Sur la question du business-école, je suis totalement d’accord, choquée aussi. Je prends aussi souvent, dans les conversations, l’exemple des anciens pédagogues qui avaient vraiment ce souci prioritaire d’égalité culturelle à défaut d’égalité sociale, donc je ne peux qu’approuver.

    En revanche, sur le fait qu’il faille des gros moyens pour pratiquer le unschooling, je ne suis pas d’accord, et la généralisation me semble potentiellement préjudiciable. Nous sommes en IEF depuis 9 ans, certaines années ont été en formel, au début, puis plus du tout (et quand je dis unschooling chez nous, je ne veux pas dire juste informel, mais bien apprentissages auto-gérés -ce qui ne signifie pas non plus négligence éducative comme j’ai beaucoup vu la confusion). Nous n’avons pas les moyens de voyager, ni de beaucoup sortir en payant (expo, spectacles, etc.). Pour autant, nous avons maintenu (y compris les années où nous avons été au RSA le temps de rebondir après avoir dû liquider mon entreprise) un niveau culturel exigeant et des activités culturelles (sportives, artistiques, etc.). Avec tous les doutes qui peuvent aller avec pendant des années… Pour constater finalement que « ça a marché » (notre fils a voulu passer le bac, il l’a eu le mois de ses 16 ans ; une de nos filles est en lycée depuis un mois et « cartonne », un brin stupéfaite par la faiblesse du niveau général ; ça c’est pour le côté académique, et bien sûr je ne sais pas si ce choix sera aussi pertinent pour notre plus jeune… wait and see).

    Il n’y avait pas que les pédagogues dans cette mouvance, il y a eu aussi une tradition d’ouvriers cultivés, de prolétaires lettrés, qui mêlaient bas de l’échelle sociale et exigence culturelle élévée. C’est, globalement aussi, beaucoup ça qui s’est perdu au fil du temps, même si ça n’a pas disparu.

    • Brune dit :

      Tu rejoins exactement le constat que je dresse: cela prend des moyens (financiers et culturels) et je remarque qu’à défaut de ressources financières « en extra » le dévouement et une culture personnelle, un accompagnement pour guider me paraissent essentiels. Tes enfants ont beaucoup de chance d’avoir une maman comme toi :)!
      Mais, il ne faut pas se boucher les yeux non plus: il existe des familles où l’auto-géré correspond à l’enfant en libre accès au net, jeux vidéos et aucun élément qui structure la vie de l’enfant (enfant qui se couche à minuit « car c’est son rythme »). tu témoignes d’une expérience fort différente à mes yeux 😉

  11. Sandrine dit :

    « J’ai décidé de faire de l’IEF parce que j’aime l’école « : cette phrase traduit à merveille ce que je pense. Si je veux me lancer dans l’IEF ce n’est, paradoxalement, pas contre l’école mais au contraire parce que j’en ai une haute opinion. L’école d’aujourd’hui ne correspond plus à la haute idée que je me fais d’elle. On ne cherche plus à instruire, à transmettre le meilleur de notre culture. Au lieu d’ouvrir les élèves à « ce qui n’est pas eux », on les pousse à s’enfermer dans leur petite individualité.
    Sous prétexte d’égalité on ne transmet plus rien et les inégalités n’ont jamais été aussi criantes.
    Cette déroute de l’école publique s’accompagne d’une explosion d’une offre scolaire parallèle qui va des cours particuliers aux écoles alternatives hors de prix. Il y a biensur parmi ces nouvelles écoles des initiatives altruistes (ex: Fondation espérance banlieue) où l’on transmet des savoirs, des valeurs et qui invitent les élèves à regarder autre chose que leur nombril. Ces écoles qui ne s’adressent pas à des familles aisées sont malheureusement assez rares bien qu’elles connaissent un grand succès.

  12. Quelle vidéo !!! C’est ahurissant, du début à la fin. En vrac
    – Une intro. lance « Les hommes naissent libres et égaux en droit »… mais quand une scolarité coûte si cher, quelle égalité, quelle liberté ? Elle n’est plus que fiction !
    – Il dénonce : la liberté, au temps des Lumières n’était « que pour les hommes blancs »… D’abord c’est méconnaître tous les écrits des philosophes pour préparer l’abolition de l’esclavage, ensuite qui, au USA, dispose de tels revenus, sinon essentiellement les « hommes blancs », les fameux WASP ?
    – Souhait d’une école qui « soit « une expérience anti-intellectuelle »… prônée par ceux qui sont eux-mêmes des « intellectuels »… Facile, non ? Cela m’a rappelé un de mes profs en Fac qui, tout en préparant les étudiants à l’agrégation, disait le plus grand mal… de cette agrégation qui lui avait permis d’avoir son poste !
    – Cette école affirme fonder « une société démocratique »… Quelle démocratie quand la « sélection » se fait par l’argent ? Quelle démocratie là où chacun « fait ce qu’il lui plaît » ?

    Enfin – et cela sous-tend tout le discours – les « preuves » de réussite invoquées sont ressassées sur la base de « gagne pas mal d’argent ». Quel bel idéal à poser ! Et qu’on est loin des idéaux de ces Lumières invoquées en intro. !
    Entre ce type d’école informelle et les « boîtes à Bac » qui formatent en faisant du bachotage, entre les dérives de l’Educ’ nationale, qui ne font que creuser les inégalités sociales entre enfants, et les excès du « pas de programme », peut-être faudrait-il rappeler que l’enfant est une « personne », mais « en devenir » (et non pas en « avenir uniquement vu sous l’angle matérialiste »), et que ce devenir n’est pas « autistique » mais « holistique ». Cela me paraît, en tout cas, l’idéal vers lequel tout parent, dans le cadre notamment de l’IEF, devrait tendre dans la mesure de ses capacités…

    • ploufleloup dit :

      hum, le « autistique » utilisé dans ce sens à la fin pique méchant quand on a des enfants autistes, même avec des guillemets pour mieux faire glisser.

      • Brune dit :

        Non, Plouf, ici c’est injuste de s’offusquer sur cette expression qui n’est pas du tout utilisée pour blesser, mais pour exprimer l’idée d’une coupure de la réalité. Dans le dictionnaire ce mot est admis et utilisé au figuré: « Au figuré, par exagération. Déni de réalité qui pousse à s’isoler et à refuser de communiquer, et, particulièrement, d’écouter autrui. » Les procédés de langage permettent cet emploi qui n’a rien de dénigrant!

      • ploufleloup dit :

        Et bien je ne suis pas d’accord. Quel que soit ce qu’en dit le dictionnaire, l’autisme n’est pas une coupure avec la réalité, encore moins un refus de communiquer, et tant qu’on utilisera le mot dans ce sens, on continuera à véhiculer cette idée fausse qui nuit aux personnes concernées.

      • Brune dit :

        Les mots ont plusieurs nuances… Je comprends ce que tu veux dire Plouf… Pourtant, on ne peut pas couper le cheveu en quatre à chaque fois qu’on discute et communique. Ce mot a été utilisé dans un contexte précis et il illustre exactement le propos qui est de parler d’une coupure de la réalité. Si tu regardes l’histoire des mots (j’adore le faire, il y a notamment ce magnifique petit livre: https://manuelsanciens.blogspot.fr/2013/06/ballot-fougerouse-le-vocabulaire-par-la_25.html on s’aperçoit que le sens des mots glisse avec le temps. Il est important de bien faire évoluer la cause des personnes autistes en présentant le vrai profil de ces personnes. Mais, la vie d’une langue a aussi son profil et sa saveur… je ne crois pas qu’il faille faire une lutte pour chaque virgule 🙂

      • ploufleloup dit :

        Je ne fais pas une lutte pour chaque virgule, juste que là je suis concernée et c’est un choix de ma part d’intervenir chaque fois que c’est possible (bon, un peu impulsivement parfois, je n’ai pas toujours mes échantillons de diplomatie sur moi), justement parce que j’adore l’histoire des mots (c’est ma formation universitaire de base), et que c’est aussi comme ça qu’on les fait évoluer.

      • Brune dit :

        Ecoute, je comprends combien ce doit être difficile de voir cette maladie incomprise 😦

        Je ne sais pas si c’est ainsi qu’évoluera la vision dont on se fait de ce handicap. Et si c’est ton but, je te souhaite de réussir 😉

        Ceci dit, certains mots ont perdu totalement le sens des mots de départ et participent à la richesse de notre langue.

    • Brune dit :

      Vos ajours permettent de mesurer à quel point ce type de procédé est assez malhonnête. Merci pour votre éclairage!

  13. … et merci à vous aussi pour votre pertinence lexicale. Les guillemets ne visaient, bien sûr, pas à « faire glisser » la moindre attaque, encore moins à blesser quiconque, mais à attirer l’attention sur l’opposition « autistique » / « holistique ». Les guillemets deviennent souvent aujourd’hui le seul moyen d’utiliser des termes précis sans être accusée, souvent bien rapidement !

  14. Isabelle dit :

    J’ai beaucoup aimé cette vidéo! Merci de l’avoir partagé 🙂

  15. Je n’ai pas gagné 1 seul EURO en créant l’école Dynamique. Au contraire, j’ai fait donnation de 15 000€ et prêté 20 000€ (sans intérêt) de ma propre poche. J’ai bossé 3 ans bénévolement pour cette école et je n’attends aucun retour financier. Chaque membre du personnel est payé 1800€ bruts mensuels. L’école Dynamique est une asso loi 1901 à but non lucratif, donc zéro dividendes à verser à qui que ce soit car zéro capital engagé (que du don pur). Rassurez-vous, personne ne se fait du pognon dans cette histoire, et nous sommes tous sincèrement mobilisés par une cause d’utilité publique. L’altruisme existe, et les 31 écoles démocratiques du réseau http://www.eudec.fr en sont un formidable exemple. Si nous pouvions financer nos écoles par le contribuables, nous en serions ravis. L’école publique coûte au contribuable 100 milliards d’euros par an, plus précisément 6190€ par élève du primaire et 9700€ par élève du secondaire (voir L’état de l’École 2016. Coûts, activités, résultats, Education Nationale). Donc 5000€ par an (alors qu’on a un loyer à payer) est le minimum de survie. J’espère que ces écoles seront toutes accessibles un jour au plus grand nombre ; entre temps, voyez ces frais de scolarité comme du mécénat pour la recherche et l’expérimentation en éducation, qui n’est pas suffisamment assurée par l’Education Nationale, donc il faut bien que les citoyens se saisissent de la question, car sans recherche et sans innovation, le système tout entier meurt d’obsolescence à long terme. De mon point de vue, il est déjà mort depuis longtemps et je ne mettrais jamais mes enfants dans une école-usine qui date du XIXème. J’espère que cela suffira à relativiser les choses et rendre le titre de cet article totalement absurde.

    • Brune dit :

      Je vous remercie d’avoir pris le temps d’apporter votre point de vue bien placé dans le débat – puisque je vous cite nommément – et d’avoir étayé des arguments qui m’ont permis de rectifier quelques lignes dans mon billet. Votre éclairage sur les finances était nécessaire et remet les choses en perspectives. Certes, je ne suis pas sans savoir que l’instruction coûte chère! J’avais oublié de le préciser dans mon texte. Vous avez eu le courage et la dignité de me faire cette précision, vous méritez une réponse courageuse de ma part. Le débat des idées nécessite de savoir se tenir debout pour les idées que l’on défend. Je respecte absolument votre démarche et ne remets pas en cause votre intégrité et sincérité. Tout comme je ne remets pas en cause les méthodes Montessori, Steiner. Je déplore surtout que dans ce monde « moderne », l’école soit devenue un produit marketing qu’il faille vendre. Vous-même, n’aimeriez-vous pas mieux développer vos démarches et intuitions plutôt que de devoir vendre une prestation accrocheuse? Vous le faites déjà sûrement, mais une partie non négligeable de votre travail consiste beaucoup en la « promotion ». Mais vous n’avez pas le choix! Pour faire avancer votre projet vous devez pouvoir le « vendre ». Telle est la réalité au XXIe siècle… De même les produits dérivés de Montessori se vendent… et les places dans TOUS ces établissements sont chères et réservées à ceux qui en ont les moyens. Je regrette que les enfants les plus en difficulté de notre pays ne bénéficient pas de la possibilité d’une éducation autre… Et je ne crois absolument pas au « ruissellement » 😉 qu’engendrerait le succès de ces écoles. Est-ce que la Sudburry Valley school s’est intégrée après tout ce temps dans le système américain et est devenue accessible? Enfin, je ne cache pas que je suis dans une démarche absolument différente de celle des écoles dynamiques et il serait ici stérile d’en discuter. J’ai rectifié certaines lignes du texte afin que le propos soit plus clair dans ce que je dénonce, mais, désolée 😀 , je garde le titre car il colle à ce que je pense, l’école (en général d’ailleurs) devient un objet de consommation où nous devons appâter les clients… ne vous en déplaise! Bonne journée monsieur Farhangi.

  16. Céline L dit :

    Bonjour, de mon point de vue, votre article condamne une des dérives de la société actuelle et je crois qu’en réalité c’est plus la philosophie de ces écoles qui vous gêne.
    Je m’explique: ce type d’école n’ayant aucune aide de l’état doit donc pour se développer utiliser un outil de notre société, le marketing (que vous utilisez d’ailleurs avec votre titre). Sinon elle ne serait pas connue et n’aurait aucune chance de se développer. De là, on peut dire que c’est un business, mais c’est se fermer les yeux ou être particulièrement retiré de la société que de croire que le reste du monde ne fonctionne pas ainsi.
    Ensuite vous fustigez le mouvement unschooling comme quoi il n’est pas accessible à tout le monde. Honnêtement, dans l’exemple de votre amie, c’est pas le unschooling le problème mais tout simplement l’école à la maison. L’IEF avec de l’apprentissage formel, des CPC, ca coûte de l’argent. Tout comme le unschooling. Libre à chacun de consommer ou pas le produit, mais si cela ne marche pas, ce n’est peut-être pas forcément la cause du produit mais une mauvaise appréciation de son coût et de son utilité.
    J’ai lu certains de vos articles – que je trouve pour la plupart intéressants d’ailleurs – et j’en comprend que pour vous l’apprentissage formel est important. C’est votre choix, il se respecte. Il est juste dommageable que vous ne faites pas de même au sujet des écoles démocratiques et que si vraiment vous souhaitiez les attaquer, vous le fassiez avec plus d’honnêteté (ce que vous faites finalement dans l’une de vos réponses, où vous expliquez être dans une démarche différente et qu’il est inutile d’en discuter).
    Enfin, juste pour conclure, si vous vous étiez réellement renseignée sur les écoles démocratiques, vous sauriez qu’il s’agit de tout sauf d’individus uniquement concentrés sur eux-mêmes… mais cela demande de l’ouverture d’esprit, il est vrai. Bonne journée, Céline L.

    • Brune dit :

      Mon article porte sur deux volets: 1) le marketing et 2) les limites de l’approche constructiviste de la pédagogie. J’ai revisionné la vidéo de l’école démocratique et je persiste à me désoler de voir qu’aujourd’hui – et j’insiste pour dire que ce n’est pas seulement le cas de l’Ecole Démocratique (même l’école publique s’y met avec ses portes ouvertes où les gens font leur « shopping » de l’établissement!) – on « vend » les écoles. Mais à la différence des écoles publiques gratuites qui sont souvent d’une qualité de plus en plus désolante, les écoles privées n’ont d’autres choix que de faire payer chère la place de l’écolier. Donc, le mot démocratique en souffre, car ne va pas à l’école privée qui veut! Je ne fais aucune charge précisément contre l’école démocratique je précise bien dans le texte « Je cite en exemple monsieur Ramïm, comme j’aurais pu en citer d’autres. » Je dénonce le type de société dans laquelle nous vivons qui nous oblige à transformer les écoles en business. La nouveauté que cette école incarne ne peut exister autrement que par le financement. Et si vous lisez attentivement, vous verrez que je me désole qu’aujourd’hui on ne procède plus comme autrefois où les écoles autres comme Steiner et Montessori s’expérimentaient dans les classes défavorisées. Je ne fustige pas plus dans mon article les écoles Steiner et Montessori (auxquelles j’accorde du crédit), mais regrette qu’elles soient maintenant accessibles uniquement aux classes aisées… Quand je parle de Freinet, de Montessori et que je place à côté monsieur Ramïn, je pense lui décerner une place qui montre la reconnaissance du courant qu’il incarne.
      Dans le deuxième volet, j’explique ce que je perçois comme « limites » du unschooling et des écoles démocratiques… Je précise pour votre gouverne que j’ai débuté mes études d’enseignante en lisant « Libres enfants de Summerhill » et que je ne jurais que par la forme démocratique de la pédagogie! J’ai démarrer l’IEF en m’appuyant d’abord sur l’école de Dolto https://www.amazon.fr/L%C3%A9cole-Fran%C3%A7oise-Dolto-Fabienne-Ortoli/dp/2253061441/ref=sr_1_fkmr1_1?ie=UTF8&qid=1512988837&sr=8-1-fkmr1&keywords=fran%C3%A7oise+dolto+%C3%A9cole+d%C3%A9mocratique et les livres de John Holt. Je crois connaître plutôt bien le dossier et avoir côtoyé, en 23 ans de IEF, beaucoup de familles et vu les résultats d’un échantillon assez vaste de familles… Quant à la famille amie: j’ai pu constater que d’autres familles modestes ont donné à leurs enfants un parcours exceptionnel ou à tout le moins très correct en s’appuyant sur des approches formelles. Je mentionne aussi qu’il y a parfois de bons résultats avec le unschooling. Là est ma part d’honnêté intellectuelle. Je ne vois pas pourquoi j’écrirais sur mon blog des conclusions qui ne sont pas les miennes au nom d’une langue de bois… Je ne vais jamais sur un blog unschooler pour demander à la personne qui le tient de modifier son article qui risquerait de froisser un auditoire formel… Et je ne finis jamais un commentaire non plus en traitant « d’étroite d’esprit » la personne qui partage son blog et ses ressources en toute gratuité au public … Enfin puisque vous me laissez sur une si gentille note, apprenez que le titre de mon blog ne fait en rien partie d’un marketing puisque ce blog est un partage entièrement gratuit. Je ne perçois aucun pourcentage en lien avec des livres cités… Or le marketing est par essence à visée mercantile: « Le marketing est une discipline qui cherche à déterminer les offres de biens et services en fonction des attitudes des consommateurs et à favoriser leur commercialisation. Il comporte un ensemble de méthodes et de moyens dont dispose une organisation pour s’adapter aux publics auxquels elle s’intéresse, et pour utiliser, voire susciter, des comportements favorables à la réalisation de ses propres objectifs. »

  17. celine L dit :

    Je vous remercie pour ses intéressants éclaircissements, qui montre donc que vous ne manquez pas d’ouverture d’esprit (!) bien que je reste toujours perplexe; vous semblez donc connaître le sujet des ED et pourtant vous écrivez  » Ces mouvements libertaires ont ceci de répréhensible qu’ils ne permettent pas de créer un tissu social très fort pour l’avenir. Que serait une société constituée uniquement d’individus qui ne veulent que ce qui les intéresse? » mais pourtant ce n’est clairement pas la philosophie d’une école démocratique! Je ne comprend sincèrement pas votre parallèle.
    Je passe sur le reste, il n’est pas utile de poursuivre le débat visiblement. Sachez toutefois qu’à aucun moment je n’ai voulu que vous changiez le contenu de votre article, je pensais qu’il était intéressant de débattre, et je suis sincèrement désolée que cela vous ait blessé. Je vous prie de m’en excuser car cela n’était pas mon objectif. Mais je persiste à penser qu’utiliser l’exemple des ED pour exprimer votre déception vis à vis du produit Ecole n’était pas une bonne idée car on ne retient alors que cela et on ne s’intéresse plus à la qualité de ses écoles.
    Bonne soirée,
    Céline L.

    • Brune dit :

      Je ne suis pas blessée, mais certes agacée 😉 par la conclusion du premier message! Et je pense avoir laissé suffisamment de place au débat qui demeure stérile. Je connais deux écoles dites démocratiques (ou se présentant comme relevant de cette pédagogie) et en ayant leur exemple en tête je réitère le même point de vue…

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