Issus de ce qui vit…


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Il y a tant de courants pédagogiques… tant d’idéologies en vogue! Sous prétexte de se libérer de carcans, on s’enferme parfois dans un système de pensée duquel, sous prétexte de cohérence, nous n’arrivons plus à sortir. Tout ce qui en diffère devient mon ennemi… Et la pureté dans le domaine prévaut.

Je n’ai jamais voulu m’enfermer dans un courant spécifique. J’estime qu’il y a trop de richesses partout pour penser qu’une seule personne réunirait tout le savoir pour me faire mener à bien l’éducation de chacun de mes enfants. Alors j’aime emprunter des idées à différentes personnes.

Avec les années j’ai appris que je n’étais pas parfaite et n’avais pas à l’être pour parvenir à transmettre ce que je croyais de mieux à mes enfants. Mais je me dois d’être à la hauteur des responsabilités que j’ai prise. Je me dois d’être dévouée.

J’ai appris que mes enfants n’étaient pas parfaits, et qu’ils avaient droit de se tromper. Je n’attends pas d’eux d’être les prochains prix Nobel! Je veux seulement qu’ils s’instruisent avec tout leur cœur, qu’ils me fassent confiance et qu’ils acceptent de faire leur travail. J’ai le « devoir » d’être attentive à ce qui les passionne et j’ai le devoir de ne pas les étouffer, mais de les aider à émerger.

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Ce simple constat pour moi et pour eux permet de nous libérer de la peur de nous tromper. Je me trompe régulièrement, je suis parfois trop sévère sur un truc, parfois trop coulante pour un autre. Je réajuste… je n’ai pas à être parfaite! Quelle libération! Et je remarque que c’est justement sur ces imperfections que mes enfants m’aiment particulièrement! Curieux, non? Ils soulignent avec des yeux remplis de malice et de tendresse mes petits travers! Comme Marcel Pagnol qui voit son père atteint de vanité en posant avec les deux bartavelles: il se rend compte qu’il est  humain et l’en aime davantage pour ça!

Parfois la vie est carrée, parfois elle a des contraintes, parfois elle comporte même des épreuves. Nous les traversons. Notre attitude influe beaucoup sur la manière dont nos enfants appréhenderont l’avenir et la vie. Nous avons le devoir de leur donner des outils et de les aider à faire face à la réalité des jours pas toujours tendres .Afficher l'image d'origine

Mais il n’y a pas que des rugosités dans la vie! Il y a profusion de moments tendres, bons, joyeux où l’enfant peut s’épanouir et se rasséréner! Ces moment où nous cuisinons ensemble, partageons un repas, nous promenons et découvrons la nature, récitons ensemble une fable en marchant sur un sentier et où la petite nous dit qu’il ne faut pas marcher sur les cailloux blancs ou que lâchement… nous nous vautrons sur le canapé en regardant un film…

Nos enfants se construisent de la douceur et de la rugosité des jours (en espérant que la première soit plus présente que la deuxième); ils sont issus de la vie qui bat dans son ensemble! Vivre, c’est avancer sans tout analyser et tout craindre. C’est également accepter qu’on ne contrôlera pas tout, mais qu’on s’adaptera au courant merveilleux que la vie soulève!

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A propos Brune

Mère-enseignante de 8 enfants. Site: grandirpresduchataignier
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10 commentaires pour Issus de ce qui vit…

  1. Sandrine dit :

    Ne pas vouloir être parfaite, tout programme!
    Tu as le même effet que mon chat…tu m’apaises;)
    👏

  2. Poulette dit :

    Ce désir d’être parfaite… difficile de m’en détacher. Encore plus difficile avant l’inspection je trouve. Merci pour ce joli billet, Brune <3.

    • Brune dit :

      A l’impossible nul n’est tenu! 😉 Oui, les inspections, c’est plus difficile de relâcher les épaules car on est « évalué » … Mais en temps ordinaire nous avons tout de même besoin d’être indulgent avec nous mêmes.

  3. Votre texte m’a fait penser à ce joli mot d’étymologie grecque « éclectique »… A ce propos, vous connaissez peut-être ^cette approche (canadienne, donc avec des particularités inhérentes à l’insertion d’enfants de cultures originelles différentes, et qui considère un « groupe-classe ») intéressante, et qui « théorise » des pratiques souvent proches des vôtres : http://www8.umoncton.ca/umcm-grpe/wp-content/uploads/2011/12/part2-f.pdf
    Quant à la perfection… vaste sujet ! La poser comme un idéal absolu à atteindre me paraît plutôt source d’inhibition (pour l’enseignant comme pour l’enfant), mais faire disparaître la volonté de « se dépasser » à travers des tâtonnements progressifs pour tenter de « faire » mieux – et d’être « meilleur » au sens large -, ne serait certainement pas plus enrichissant. Equilibre à trouver…

    • Brune dit :

      « mais faire disparaître la volonté de « se dépasser » à travers des tâtonnements progressifs pour tenter de « faire » mieux – et d’être « meilleur » au sens large -, ne serait certainement pas plus enrichissant. Equilibre à trouver… »

      Je suis entièrement d’accord. Peut-être que le texte n’insiste pas assez là- dessus? En parlant de « responsabilité » et de faire de son mieux, c’est ce que je voulais sous-entendre… Il aurait sans doute fallu le formuler de manière plus claire! Merci pour cette remarque… Je suis convaincue, surtout dans le travail humain avec les enfants et les jeunes, que le dévouement, que la recherche du dépassement de soi se doivent d’être à la base avant toute chose. Après, il ne faut pas se laisser paralyser par cette recherche.

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