Pour continuer dans la même veine


Suite au commentaire de Poirple sur l’article référé par Spinoza (du site Manuels anciens) je mets donc en ligne dans ces pages  cet article très intéressant d’une institutrice sur l’enseignement . Il s’agit d’un texte de Magali Gaubert, intitulé « L’école et son socle – Eloge de la transmission dans les petites classes et ailleurs ». Comme le mentionne judicieusement Poirple, l’article est très fouillé!

Salle de classe traditionnelle

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A propos Brune

Mère-enseignante de 8 enfants. Site: grandirpresduchataignier
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6 commentaires pour Pour continuer dans la même veine

  1. Fournier dit :

    Bonjour Brune, tu sais combien tous ces sujets me passionnent et combien je suis toujours en accord avec ce que tu écris. On a tous un double sur cette bonne vieille Terre…je regrette simplement que tu ne sois pas sur ma route des vacances sinon, je crois bien que j’aurais oser m’inviter…!
    Je n’ai pas encore lu l’article cité, je vais y aller de ce pas. Je voulais simplement apporter une petite nuance qui n’apparaît pas assez souvent,je trouve, dans les écrits des défenseurs de la transmission et des méthodes- que nous appellerons traditionnelles pour simplifier à l’extrême- à savoir l’ENTHOUSIASME ! Il ne suffit pas d’avoir la bonne méthode ou de transmettre, il faut avant tout rencontrer l’enthousiasme de l’enfant. Les dernières recherches sur le cerveau ont démontré l’importance de l’enthousiasme dans les apprentissages : on n’apprend et ne retient que ce qui se fait avec enthousiasme.C’est scientifiquement prouvé (j’avais mis des liens à ce sujet sur le blog et la page fb). TRANSMISSION et ENTHOUSIASME, voilà la synthèse efficace ! Et ce n’est pas incompatible contrairement à ce que pensent les « pédagogistes » modernes. Bonne nouvelle, l’enthousiasme est comme la joie, la bonne humeur et le rire, COMMUNICATIF!!
    Pour ma part, je retiens des pédagogies modernes que nous devons transmettre en nous adaptant au caractère de l’enfant, à ses périodes sensibles, à son rythme (première synthèse anciens-modernes) ; que l’enfant porte tout en lui en germe dès la naissance, ce n’est pas un vase (une outre !!) à remplir mais une concentré d’enthousiasme et de curiosité à entretenir et des germes à faire grandir sainement (deuxième synthèse anciens-modernes) ; que l’enfant apprend avec beaucoup de facilité ce qui soulève son intérêt, partons des intérêts de l’enfant (conception moderniste certes mais réellement efficace) ET/OU (nuance essentielle) soulevons son intérêt pour qu’il puisse ensuite apprendre facilement (nous revoilà dans la transmission).
    Autre point essentiel pour les parents : nous sommes le premier exemple pour nos enfants. Nous voir nous intéresser, nous enthousiasmer pour la connaissance, chercher, résoudre des problèmes, lire, approfondir un sujet est fondamental pour leur propre construction, à leur tour ils feront.
    Voilà pourquoi j’aime l’IEF, parce qu’elle permet l’unité de vie de chacun des membres de la famille, tout ne se fait pas dans les quelques heures consacrée à la classe-école ou à la classe-maison, il est impossible de cloisonner. La vie quotidienne nourrit le travail scolaire et réciproquement, il est donc pour moi, indispensable que je sois présente dans les deux domaines.

    • Brune dit :

      Je pense que les méthodes axées sur la transmission ont tellement de mal à se faire entendre qu’en ce moment, l’essentiel demeure quand même d’offir une alternative. Les pédagogiste occupent toute la place avec l’enseignement sur le plaisir et l’enfant. Difficile de croire ensuite qu’une satisfaction profonde dans l’apprentissage procure du plaisir! Evidemment, je te rejoins, tu t’en doutes, il serait vain d’insister sur une approche qui ne susciterait que bouderies, pleurs, et refus de travail chez l’enfant. Et c’est là le doigté de l’enseignant qui doit se rendre intéressant, comprendre comment transmettre de manière vivante! Il est évident qu’un enseignant enthousiaste est la première clé vers l’apprentissage réussis, comme le soulignais Ghislaine Contentin. Pour moi, cela va tellement de soi, que je ne pense même pas à en traiter tant j’ai du plaisir à enseigner!
      J’ignore pourquoi on associe les méthodes traditionnelles (ce terme est presqu’injuste étant donné les études récentes à ce sujet) avec « éteignoir ». peut-être parce qu’on pense à « coups de règle sur les doigts », « bonnet d’âne », « humiliation »… Dans cette époque qui nous a précédés, plusieurs choses étaient à proscrire et ont porté préjudice à l’image de l’école… Mais nous pouvons aujourd’hui prendre le meilleur des deux mondes… Et quand on lit les préfaces des vieux manuels, on se rend bien compte que les maîtres tentaient vraiment de rendre leurs élèves « conscients » et « parties prenantes » de l’apprentissage, bien loin des outres que l’on remplit…
      Au début de mes années d’études en formation des maîtres, je lisais « libres enfants de Summer hill », et je m’en enthousiasmais. Le temps a passé, et franchement, je n’ai jamais trouvé autant de joie à enseigner qu’avec ce que je découvre depuis 2009. Ne sommes-nous pas privilégiés du bagage extraordinaire que nous avons à transmettre? Moi, ça me transporte! Et cette année, nous sommes réellement heureuses du bilan que nous avons de l’année, sans doute notre meilleure depuis longtemps! Mon enthousiasme a largement gagné mes enfants 🙂

      • Fournier dit :

        J’avais commencé libres enfants de Summer hill et je n’ai jamais pu le finir ! Tant j’étais affolée par ce que le livre développait …!!
        L’enthousiasme va de soi, je suis bien d’accord avec toi mais sans doute pas le cas pour tout le monde si bien que je pense qu’il est important d’en parler et reparler tant l’image des méthodes qui nous ont précédés est ternie par des clichés du style « bonnet d’âne ».

      • Brune dit :

        Je dois dire que je trouverais ce livre assez pénible maintenant 😀 mais j’avais autour de vingt ans, et on me brossait en noir les vieilles méthodes. On change, on regarde avec plus de recul ce qu’on nous dit! Je pense que les jeunes parents qui débutent l’IEF ne sont pas imprégnés d’une crainte des vieux modèles car ils ne les ont pas connus… Et, ma foi, l’enthousiasme, on le transpire en le vivant 🙂

  2. Sab dit :

    Tu as tout à fait raison Laurence en ce qui concerne l’enthousiasme. D’ailleurs, lors d’un contrôle annuel, un inspecteur m’avait fait une remarque touchante « vous avez l’air avant tout d’AIMER ce que vous faîtes et ça se ressent auprès de vos enfants !  » .Pour moi c’était une évidence…
    Mais c’est vrai que la clef est vraiment là !! Qui ne se souvient pas d’avoir eu un instituteur ou un professeur passionné ? C’est évidement de celui là que nous avons retenu le plus de savoir tandis que d’autres interventions sont passées inaperçues pendant notre scolarité.

    Alors oui, savourons le bonheur que nous avons choisi de vivre en transmettant à nos enfants ce qui participera à leur vie de demain !

  3. Brune dit :

    « Alors oui, savourons le bonheur que nous avons choisi de vivre en transmettant à nos enfants ce qui participera à leur vie de demain ! »
    C’est tout à fait cela Sab 🙂

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