Quelles punitions?


DSC08342J’anime à toutes les deux semaines, des réunions de catéchèse pour les enfants de CM1 et CM2. C’est un petit groupe très gentil qui vient à la maison. Ma fille du même âge fait partie du groupe. C’est une dynamique qui prête souvent aux discussions. Les enfants savent que nous faisons l’école à la maison. Et, candides, ils me posent de temps à autre des questions à ce sujet. La dernière fois, un de mes petits « élèves » nous raconte qu’il a quarante lignes à faire en punition. Il est très bavard (je le remarque sans difficulté dans nos réunions!!!). Et puis, au fil de la conversation où chacun raconte les punitions qu’il a eu à l’école, un se tourne vers moi et me demande ce que je donne moi comme punition à l’école maison.

« Je n’en donne pas!

– Ah! Vous êtes trop chouette comme maîtresse! La chance! dit-il à ma fille.

– Ah! mais, je n’en donne pas car il n’y en a pas lieu! J’ai des élèves très sages… » ai-je rajouté.

Et c’est bien vrai! La dynamique de la classe maison quand les enfants ont toujours vécu cette réalité est bien différente de ce qui se vit dans une classe à l’école. Je réalise la chance que nous avons de fonctionner sans brimade, sans chahut, sans punition!

Que les parents avec de jeunes enfants se rassurent! Avec des enfants de moins de quatre ans la classe est évidemment plus perturbée, plus hachée. Il faut s’occuper du plus petit qui est plus exigent. Et ça c’est quand il n’y en a qu’un. Quand notre aîné a six ans et que plusieurs suivent derrière, nos journées sont plus « animées ». Il faut profiter de ce temps, sans inquiétude! C’est une période bénie! Nos enfants apprennent autrement. Mes grands ont tous fait leurs acquis en dépit des exigences des plus jeunes…

Mais maintenant que la plus jeune a 6 ans et a commencé sa scolarisation, nos journées sont vraiment très calmes. Joyeusement calmes. Et je dois bien dire que je ne me souviens plus à quand remonte la dernière fois où je me suis fâchée en classe…

En dehors de la classe, c’est  une autre dynamique… et allez savoir pourquoi, là, il m’arrive de gronder!

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A propos Brune

Mère-enseignante de 8 enfants. Site: grandirpresduchataignier
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15 commentaires pour Quelles punitions?

  1. claire-lise dit :

    Ton message tombe à pic ! J’en ai les larmes aux yeux.

    Ces derniers, je me demande si souvent si je continue..Ma fille de 6 ans travaille avec parfois tellement de cri, etc. et je me dis que ce n’est pas les bonnes conditions…Moi, je me questionne et mes enfants veulent continuer à apprendre avec moi !

    En faite, j’ai des 5 enfants âgés de 6.5 à 10 mois….alors, les coupures, les moments hachés, etc. Je suis tellement frustrée de ne pas réussir à rendre la maisonnée plus calme. Et, je parle du matériel dispersé et détruit…..En début, d’année à cause du manque de cadre et de règles ainsi qu’une mauvaise organisation, en plus de facteur externe, j’ai failli faire un burn out !

    Merci Brune pour tes messages. C’est tellement précieux tout ce que tu partages ! Tes messages encouragent et mets des mots.

    Merci

    • Brune dit :

      Ecoute, j’ai tellement aimé ces années avec mes tout-petits!!! Et parfois, moi aussi je me suis posée mille questions. Parfois, je me fâchais, et je me disais qu’en classe mes enfants aurait une scolarité plus calme… J’ai testé cette formule: l’école durant un an. Mes enfants sont revenus chaque jour en me disant combien leur maîtresse criait! « Mais, moi aussi je criais en classe! »
      -Oui, mais toi, c’était pas souvent, la maîtresse elle crie en permanence! »
      Mes enfants exagéraient sûrement! Et moi, j’avais quand même l’impression de m’emporter plus souvent qu’ils ne le prétendaient. Pourtant, je dois leur donner raison. J’ai eu l’occasion d’être en classe lors de certaines activités des enfants. J’ai été « scotchée » de voir à quel point il y a du bruit. Certains enfants, malgré les colles, parlent en continue (sérieux!!!), plusieurs maîtres n’ont d’autres choix que de crier constamment (ou presque sur les élèves: ça marche comme ça!)…Bien sûr à côté tu peux trouver des écoles où ça se passe mieux. Mais rassure-toi, ta maison est sûrement malgré tout, bien plus calme!!!
      Ta fille aînée est toute jeune. A cet âge, ne te prive surtout pas pour miser sur l’ambiance et vivre des activités qui vous font plaisir! Après le repas, j’installais tout le monde dans mon lit, le bébé endormi et les autres écoutaient une histoire ou la lecture d’une revue.
      On partait en après-midi se promener au parc et on observait la nature en ville!
      Ne t’inquiète pas avec le formel. Tu peux en faire un peu chaque jour, le reste : vivez!!!
      Durant la période pré-Noël: le bonheur! Des contes, des bricolages, des jeux autour de Noël et cette belle attente 🙂
      Je suis certaine que tu fais du beau travail!

      • claire-lise dit :

        Merci Brune pour tes encouragements et précieux conseils..

        Vivre c’est exactement ce que je pense faire…Je fais du formel 3 jours par semaine, le reste, c’est jeux ou autre. Cela nous convient très bien.

        Je réfléchis à me recentrer et vivre autrement ! C’est en réflexion….

    • Brune dit :

      Tu es la mieux placée pour instaurer ce nouveau rythme bien adapté à votre vie! 🙂 Mais effectivement, « vivre » avec des petits et leur offrir le monde à découvrir par des conversations, des lectures, des observations: c’est vraiment très formateur! Le reste a amplement le temps de se mettre en place!

  2. claire-lise dit :

    A reblogué ceci sur les aventures des aventurierset a ajouté:
    Une douceur pour l’âme

  3. Mathilde dit :

    Merci pour ton message Brune . Ici l’aînée à 7 ans et parfois ça me décourage de crier, de m’énerver, surtout en classe ! J’ai sorti mes enfants du système scolaire pour leur apporter autre chose tout de même ! Mais avec deux bébés et une de 4 ans et demi, pas évident parfois de tout gérer avec calme et sérénité . Nous essayons de privilégier les moments où les 3 font la sieste … Mon mari est en vacances vendredi prochain, je crois que je vais savourer qu’il s’occupe des petits et que je puisse me consacrer entièrement à ma grande !

    • Brune dit :

      Comme on n’aime pas se fâcher! Je pouvais culpabiliser des heures là-dessus! Pourtant, je suis certaine que nous passions plus de bons moments que de périodes avec cris. Mais, le fait est qu’il n’est pas facile d’avoir des journées linéaires. Ce sont plutôt des périodes courtes d’activités scolaires. Et au fond, le mieux est quand même de les faire travailler 20 minutes à la fois à cet âge!
      On fait ce choix pour donner mieux, la tendresse de nos bras, l’amour fraternel, les choix pédagogiques que nous faisons sont autant de raisons de croire que nous leur offrons beaucoup! Il ne faut pas s’inquiéter, ici tous ont appris à lire, se sont passionnés pour des projets et ont pu accéder à des études supérieures. (enfin, on en est à 4 sur 8 pour le moment!)! Et ce pourtant, même si j’ai eu des nouveau-nés dans la maison pendant 19 ans!

  4. Une enseignante qui crie… Je vais être un peu dure, mais c’est, ou bien une jeune enseignante qui n’a pas encore « pris ses marques », ou bien une enseignante « dépassée » qui n’a pas compris – ou n’arrive pas – à rendre ses cours intéressants… Dans le 1er cas, les « astuces » pour réguler la classe se mettront peu à peu en place… car on comprend vite que crier n’a pour conséquence que d’augmenter le taux des décibels enfantins. Beaucoup plus efficace, s’asseoir sur le coin du bureau, et se taire… Tout à coup, il se passe qqchose… et cet instant de « surprise »… « Tiens, elle parle plus ? » est à exploiter pour revenir sur le « bruit », sur ses inconvénients… Faire réfléchir, expliquer… ça marche même avec de très jeunes ! Quant au 2nd cas, c’est beaucoup plus difficile… car les enseignants sont très solitaires, en fait, personne pour les aider à chercher pourquoi « ça ne marche pas »… et à saisir à quel moment ça dérape !
    Pour une enseignante-maman, c’est sûrement plus compliqué, mais il me semble qu’à la base on retrouve les deux mêmes clés : poser des règles qui soient admises, et ces règles sont toujours celles du « respect » dans l’ordre des priorités, si un plus jeune l’exige, « priorité » sur celle plus âgée qui est « en classe »… et « respect » pour le livre, le matériel… Pourquoi ne pas faire fabriquer, avec des dessins même, si les mots n’y parviennent pas, une « charte » de « la classe-maison » ? Pourquoi ne pas faire composer un poème (une chanson, une saynète…) sur « le cri »… , faire observer le tableau de Munch, et le faire « imiter » version enfant…, avec des collages, voire illustrer le « cri des maths », le « cri de la dictée »… , le « cri » de « j’y arrive pas »… Et puis, encore et toujours s’interroger : comment débute la « rupture », l’agitation, qu’est-ce qui a provoqué le « décrochage »… ? Est-ce lié à un horaire, à une activité spécifique, à une question, une réponse… ? Une rébellion a toujours une cause. Une technique qui marche bien aussi est de « désamorcer », style « Je sais que ça, c’est vraiment super difficile… je me demande si tu vas supporter, ou bien si tu vas crier… , bon, je pense que tu vas avoir la force, mais si tu préfères crier, dis-le moi avant, c’est mieux ! » L’humour, ça désamorce même avec des tout petits… Enfin, grande astuce dans une classe, avoir toujours une activité « de rechange »… dont on soit sûre qu’elle « plaise »… et la présenter comme « une pause » avant de revenir se présenter face à l’obstacle… Cela doit pouvoir aussi se faire à la maison…
    Bon courage à vous toutes, mamans-maîtresses-intendantes du foyer… ! Que de bras il vous faut !

    • Brune dit :

      Merci pour votre commentaire. De bonnes idées à retenir.
      Par ailleurs, je pense qu’avec des tout-petits non scolarisés, le souci n’est pas le comportement des aînés mais souvent la perturbation qu’entraîne le chahut des petits… Eux, ne sont pas raisonnables. Quand on s’arrête pour aller s’occuper du petit qui perturbe la classe, les aînés n’ont pas encore acquis assez d’autonomie pour poursuivre d’eux-mêmes l’activité en cours (quoique certains, oui), et ils s’arrêtent. Et c’est souvent devant ces difficultés que le parent-enseignant va se fâcher car beaucoup de demandes en même temps. La grosse question est comment me diviser en plusieurs (?) car ils ont tous des besoins différents : la plus grande a besoin de mon explication pour continuer à avancer, le deuxième a besoin que je sois à côté de lui pour le guider durant son écriture, la petite de trois ans ferait bien un bricolage, mais il me faut tout installer, et là, maintenant, je n’ai pas ce temps, car petit dernier fait un crise de larmes pour de l’attention ou parce qu’il est fatigué et que je dois l’isoler un peu au calme. On s’en fait car durant ce temps tout est en suspend et « n’avance pas »!
      C’est pourquoi, je pense que jusqu’aux huit ans du plus grand, mon fonctionnement était fort différent! Le travail de concentration se faisait quand tout le monde était en forme, en début de journée, ça allait pour nous. Mais, il me fallait être souple! Et durant les siestes des petits, on se concentrait davantage. Une sieste le matin et une en après-midi permettait de boucler le plus formel. Le reste, on le vit: on cuisine ensemble (lire la recette, peser, multiplier les portions), on va en course ensemble (« Jules, mets 12 clémentines dans le sac »), on observe la nature, on la dessine, on prend des livres et on raconte l’histoire, on regarde dans des atlas des pays, on les dessine, on joue à des jeux de société éducatifs, on bricole, on regarde un reportage, on écoute des CD de chansons en langues étrangères. Nous nous étions sensibilisés à l’allemand avec une méthode audio. Puis, il y a les sorties pédagogiques: musées, centre d’interprétation, fermes, bibliothèques. Je sortais davantage, bien que cela puisse représenter une autre fatigue!
      J’ai aussi alterner les périodes d’enseignement avec des tout-petits quand mes grands arrivaient à un âge plus avancé. Je faisais un roulement d’un enfant qui allait jouer avec les petits vingt minutes, le temps d’expliquer et ensuite un autre prenait le relais et on roulait une bonne heure ainsi. car, parfois, tout ce que demande un petit de deux ans, c’est qu’on joue avec lui!
      Il faut user de créativité! Quand ma dernière avait dix-huit mois, elle hurlait dès que je sortais les manuels de travail le matin. Ses sœurs d’alors 5 ans, 7 ans et 9 ans devaient pourtant « travailler  » ! J’avais pris l’habitude d’installer son petit bain sur un tapis de bain au milieu de notre pièce de travail! Elle s’amusait et se détendait dans l’eau une bonne demi-heure. On appelait cela le bain de sa « majesté »!!!
      Au fond, c’est surtout la logistique qui est dure, dure à mettre en place!!!

  5. Fournier dit :

    Merci Brune pour ce billet. Je te rejoins tout à fait dans ce que tu dis, dans ce que tu vis et as vécu. Quand j’avais des petits élèves à la maison en soutien, ils étaient sidérés de pouvoir librement se lever pour jeter un papier à la poubelle ou pour aller aux toilettes ! Les parents me disaient qu’ils n’avaient jamais récupéré leurs enfants aussi calmes et souriants après pourtant une journée entière de travail !
    Auparavant, dans mes classes primaires ou maternelles, ce qui fonctionnait très bien était de baisser la voix. Ensuite, il parait que je dégage une autorité naturelle qui me permettait d’avoir une classe calme sans avoir à fournir d’éclats de voix. Donner du travail en quantité suffisante et suffisamment intéressant est aussi le meilleur moyen pour que les enfants ne se dispersent pas dans une classe- qui est bien différente d’une classe-maison.
    Voilà pourquoi, je ne reviendrai jamais en arrière ! Quel bonheur pour toute la famille, une classe-maison ! Malgré la disponibilité, l’énergie et les efforts financiers que cela implique!
    Lorsque nous croisons des classes lors de nos sorties, les enfants sont toujours très étonnés par le bruit que les enfants font et le peu d’attention qu’ils accordent à la visite : « ben, ça sert à rien d’aller dans un musée, si ce n’est pas pour écouter ! C’est pourtant super intéressant! » disent ils du haut de leur 8 et 6 ans ! L’école n’est pas seule à devoir être mise en cause, l’éducation parentale y est pour une grande part responsable!
    Claire-Lise, je t’envoie un mail en mp.

    • Brune dit :

      Merci Laurence de ton témoignage et reflète exactement ma position. Même vécu en classe aussi! J’ai enseigner en classe peu longtemps, mais il est vrai que la logistique est tellement différente: il y a des contraintes de groupe obligées: la cloche qui sonne la fin de la récréation, on ne peut pas attendre la fin de la partie de billes de Simon, ou la partie d’élastique de Jeanne, car avec une école, ce serait vite le chaos. Mais, avec mes enfants, j’observe leur rythme, je les préviens cinq minutes avant la reprise: « Nous allons reprendre dans 5 minutes, vous avez juste le temps de finir votre jeu…
      Et nous avons le même vécu au niveau des sorties et des activités d’ailleurs: combien de fois les miens sont rentrés en se désolant que l’activité n’ait pas avancée, car le groupe était surexcité et n’avait pas envie de faire ce qui était proposé. Et ça se comprend! Après une journée en groupe, les enfants de l’école sont fatigués et sature à l’idée de faire à nouveau une activité dirigée, fut-elle géniale!

  6. claire-lise dit :

    Chère Brune,

    Merci pour ton dernier commentaire qui reflète mes luttes quotidiennes…maintenant, je cherche de nouvelle solution.

    En faite, je ne crie pas tout le temps, en général une fois par jour, quand trop de tension sont accumulées. En dehors des ses moments, là, j’apprends à ne plus m’énerver.

    Par exemple, mettre une table ronde au milieu du salon au lieu des petites tables d’enfants sur lequel le petit dernier adore aller embêter les plus grands qui travaillent. Je vais momentanément abandonné les tapis.

    J’aimerais développer également les ballades en forêt avec les livres et profiter de ses moments là.

    Je suis passionnée par enseigner mes enfants et tellement fière de savoir que j’ai appris à ma fille à lire ! Je ne souhaite vraiment pas arrêter, mais continuer le plus longtemps possible.

    • Brune dit :

      Oui, je suis certaine que ces sautes d’humeur ne sont au fond pas très nombreuses, mais, nous avons du mal à ne pas culpabiliser! Nous voudrions tellement que tout se passe à la perfection, puisque nous prenons la responsabilité de les retirer de l’école pour leur donner « mieux ». Et puis, quand on décrit nos misères, ça paraît pire que ce ne l’est en réalité. pendant un temps, je notais tout ce que j’avais fait au plan scolaire dans la journée avec les enfants. ça me permettait de réaliser que j’avais accompli avec eux beaucoup de choses!!! Avec des petits, nos planifications ne doivent pas être trop exhaustives..; Courage! tu vas trouver le rythme qui vous convient 🙂 A un moment, on découvre que c’est épuisant de se fâcher et que surtout, ça ne change rien!!! L’humour vient tellement plus à notre secours!!!

  7. claire-lise dit :

    Ses sauts d’humeur, ne sont ils pas des soupapes de sécurité ?…parfois. quand il y a trop de demandes, des refus continuels de travailler…Moi, crier un beaucoup m’aide à décharger le trop plein de nervosité accumulée…..et nous sommes humaines ?!?!?

    • Brune dit :

      Je pense que l’exigence des jeunes enfants, surtout quand il y en a plusieurs amène à plus de stress, que l’on fasse ou pas l’école à la maison 😉 ! Si tu devais mener tout ton petit monde à l’école: quel stress ce serait le matin de préparer les bébés et ceux qui sont scolarisés et partir en hâte pour arriver à temps!!! je suis d’un tempérament très patient et très zen, les gens ont du mal à penser que j’arrive à me fâcher. Pourtant, jusqu’à il y a peu, je me me fâchais plus souvent qu’à présent.

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