Le calcul CP


La bonne méthode de calcul CP-CE1Voici un petit manuel que j’ai découvert dans le CP d’Amalthée . Il s’agit d’une publication de la Librairie des Ecoles: La bonne méthode de calcul.

Cette maison d’édition nous recycle régulièrement de vieux manuels qui ont fait leurs preuves. Ici, nous découvrons avec bonheur la pédagogie de Max Benhaïm qui date des années soixante.

Max Benhaïm a rédigé la quasi  totalité de ses livres en Algérie, un peu avant l’indépendance, en application du plan de scolarisation. Les leçons qu’il a élaborées sont ainsi conçues pour la formation des maîtres intervenant en urgence dans les écoles du pays après 1960. S’adressant à de futurs maîtres sans expérience, il utilise des commentaires très précis et très simples pour les aider dans leur future tâche.

Les ressources des écoles de l’époque, en raison du contexte, sont très limitées. Max Benhaïm utilise un matériel très rudimentaire et peu onéreux que les maîtres sont à même de fabriquer eux-mêmes. Ce qui représente un intérêt supplémentaire en IEF! Voici le descriptif de la méthode par les Editions des écoles:

« La bonne méthode de calcul CP- CE1 : 100 séances pour apprendre les nombres de 1 à 100

– 100 séances de 15 minutes.
> les nombres de 1 à 100
> les 4 opérations, les poids, les mesures et les distances.

– Une séance par page avec :
> 1 exercice de manipulation
> 3 problèmes simples et concrets.

– Une approche concrète, qui privilégie la manipulation.
– Une méthodologie quotidienne pour la résolution de problèmes.
– Plus de 250 problèmes à réaliser.
– Une pédagogie traditionnelle, progressive et rigoureuse.

La méthode Benhaïm repose sur 2 principes simples :
– il faut toujours calculer d’abord en manipulant des objets, avant de poser les opérations ;
– le langage courant doit toujours être utilisé avant d’employer les termes mathématiques.
C’est pourquoi chaque séance se divise en deux parties : des exercices de manipulation et des problèmes concrets.

Comment aider votre enfant enfant à apprendre les mathématiques ?

1) Donner du sens au calcul
Pour que votre enfant comprenne les mathématiques, il faut qu’il apprenne le sens des opérations, les ordres de grandeurs, les systèmes d’unités, la numération… Vous et votre enfant allez utiliser des objets concrets (des jetons, des allumettes, des pièces…) pour représenter les quantités. C’est l’étape de manipulation. Votre enfant va ainsi comprendre le sens des opérations et mémoriser les quantités.

2) Utiliser le langage courant

Le langage courant doit être utilisé avant d’employer les termes mathématiques.

3) Résoudre des problèmes
Les problèmes de la vie de tous les jours, illustrés par de petits dessins habituent votre enfant à comprendre à quoi servent les 4 opérations (addition, soustraction, multiplication et division) : « additionner » ce pourra être « gagner », « acheter », « cueillir », et « soustraire » ce pourra être « perdre », « manger », « retirer »….

4) Créer un cadre familier
La répétition des exercices et des problèmes crée un cadre rassurant où chaque réussite entretient le plaisir et la confiance. « 

Je vous laisse avec un exemple très simple, illustré à l’aide d’un matériel très basique et qui illustre bien la force de la méthode:

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A propos Brune

Mère-enseignante de 8 enfants. Site: grandirpresduchataignier
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9 commentaires pour Le calcul CP

  1. C’était l’époque bénie où ne sévissaient pas les pédagogues de tout poil avec leurs théories cognitives transmises à de jeunes instits (pardon, professeurs des écoles)…, où l’on considérait que le sens passait avant la forme…, que l’image valait mieux qu’un long discours,… et que comprendre la langue française était la base de tout autre apprentissage… C’était aussi l’époque bénie où tout enseignant, même jeune et non formé, était capable de partir de l’étymologie d’un mot, même pour expliquer un concept d’arithmétique. Mes collègues de maths affirment que ce qui bloque les lycéens aujourd’hui, ce ne sont pas les maths eux-mêmes, c’est la méconnaissance de la langue française, ce qui les amène à « greffer » un nouveau langage sur le langage initial non acquis. Vos petits textes sont toujours stimulants !
    Bonne fin de petites vacances.

    • Brune dit :

      Oui, les professeurs étaient alors formés à transmettre du contenu. Du coup, je me dis que la formation que j’ai reçue s’apparentait plus à de l’animation… savoir trouver un déclencheur, trouver une approche, capter l’attention. Mais comment enseigner. Il a fallu l’apprendre dans le feu de l’action!
      Le français demeure je pense aussi la base préalable à toutes les autres matières…
      Bonne fin de vacances à vous aussi!

  2. Sylvie dit :

    Comme c’est intéressant… sais-tu, par hasard, si le même auteur a proposé un manuel pour les plus grands?

    Je suis aussi une de celles qui adoraient l’époque où l’acquisition des connaissances étaient une chose normale et efficace!!!!! 😉

  3. Lysalys dit :

    Débuter par des manipulations ? Je note !

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